Wednesday, September 10, 2008

Comment fut inventé le peuple juif ?















Déconstruction d’une histoire mythique

Les Juifs forment-ils un peuple ? A cette question ancienne, un historien israélien apporte une réponse nouvelle. Contrairement à l’idée reçue, la diaspora ne naquit pas de l’expulsion des Hébreux de Palestine, mais de conversions successives en Afrique du Nord, en Europe du Sud et au Proche-Orient. Voilà qui ébranle un des fondements de la pensée sioniste, celui qui voudrait que les Juifs soient les descendants du royaume de David et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars.

Par Shlomo Sand




Tout Israélien sait, sans l’ombre d’un doute, que le peuple juif existe depuis qu’il a reçu la Torah (1) dans le Sinaï, et qu’il en est le descendant direct et exclusif. Chacun se persuade que ce peuple, sorti d’Egypte, s’est fixé sur la « terre promise », où fut édifié le glorieux royaume de David et de Salomon, partagé ensuite en royaumes de Juda et d’Israël. De même, nul n’ignore qu’il a connu l’exil à deux reprises : après la destruction du premier temple, au VIe siècle avant J.-C., puis à la suite de celle du second temple, en l’an 70 après J.C.

S’ensuivit pour lui une errance de près de deux mille ans : ses tribulations le menèrent au Yémen, au Maroc, en Espagne, en Allemagne, en Pologne et jusqu’au fin fond de la Russie, mais il parvint toujours à préserver les liens du sang entre ses communautés éloignées. Ainsi, son unicité ne fut pas altérée. A la fin du XIXe siècle, les conditions mûrirent pour son retour dans l’antique patrie. Sans le génocide nazi, des millions de Juifs auraient naturellement repeuplé Eretz Israël (« la terre d’Israël ») puisqu’ils en rêvaient depuis vingt siècles.

Vierge, la Palestine attendait que son peuple originel vienne la faire refleurir. Car elle lui appartenait, et non à cette minorité arabe, dépourvue d’histoire, arrivée là par hasard. Justes étaient donc les guerres menées par le peuple errant pour reprendre possession de sa terre ; et criminelle l’opposition violente de la population locale.

D’où vient cette interprétation de l’histoire juive ? Elle est l’œuvre, depuis la seconde moitié du XIXe siècle, de talentueux reconstructeurs du passé, dont l’imagination fertile a inventé, sur la base de morceaux de mémoire religieuse, juive et chrétienne, un enchaînement généalogique continu pour le peuple juif. L’abondante historiographie du judaïsme comporte, certes, une pluralité d’approches. Mais les polémiques en son sein n’ont jamais remis en cause les conceptions essentialistes élaborées principalement à la fin du XIXe siècle et au début du XXe.

Lorsque apparaissaient des découvertes susceptibles de contredire l’image du passé linéaire, elles ne bénéficiaient quasiment d’aucun écho. L’impératif national, telle une mâchoire solidement refermée, bloquait toute espèce de contradiction et de déviation par rapport au récit dominant. Les instances spécifiques de production de la connaissance sur le passé juif — les départements exclusivement consacrés à l’« histoire du peuple juif », séparés des départements d’histoire (appelée en Israël « histoire générale ») — ont largement contribué à cette curieuse hémiplégie. Même le débat, de caractère juridique, sur « qui est juif ? » n’a pas préoccupé ces historiens : pour eux, est juif tout descendant du peuple contraint à l’exil il y a deux mille ans.

Ces chercheurs « autorisés » du passé ne participèrent pas non plus à la controverse des « nouveaux historiens », engagée à la fin des années 1980. La plupart des acteurs de ce débat public, en nombre limité, venaient d’autres disciplines ou bien d’horizons extra-universitaires : sociologues, orientalistes, linguistes, géographes, spécialistes en science politique, chercheurs en littérature, archéologues formulèrent des réflexions nouvelles sur le passé juif et sioniste. On comptait également dans leurs rangs des diplômés venus de l’étranger. Des « départements d’histoire juive » ne parvinrent, en revanche, que des échos craintifs et conservateurs, enrobés d’une rhétorique apologétique à base d’idées reçues.
Le judaïsme, religion prosélyte

Bref, en soixante ans, l’histoire nationale a très peu mûri, et elle n’évoluera vraisemblablement pas à brève échéance. Pourtant, les faits mis au jour par les recherches posent à tout historien honnête des questions surprenantes au premier abord, mais néanmoins fondamentales.

La Bible peut-elle être considérée comme un livre d’histoire ? Les premiers historiens juifs modernes, comme Isaak Markus Jost ou Leopold Zunz, dans la première moitié du XIXe siècle, ne la percevaient pas ainsi : à leurs yeux, l’Ancien Testament se présentait comme un livre de théologie constitutif des communautés religieuses juives après la destruction du premier temple. Il a fallu attendre la seconde moitié du même siècle pour trouver des historiens, en premier lieu Heinrich Graetz, porteurs d’une vision « nationale » de la Bible : ils ont transformé le départ d’Abraham pour Canaan, la sortie d’Egypte ou encore le royaume unifié de David et Salomon en récits d’un passé authentiquement national. Les historiens sionistes n’ont cessé, depuis, de réitérer ces « vérités bibliques », devenues nourriture quotidienne de l’éducation nationale.

Mais voilà qu’au cours des années 1980 la terre tremble, ébranlant ces mythes fondateurs. Les découvertes de la « nouvelle archéologie » contredisent la possibilité d’un grand exode au XIIIe siècle avant notre ère. De même, Moïse n’a pas pu faire sortir les Hébreux d’Egypte et les conduire vers la « terre promise » pour la bonne raison qu’à l’époque celle-ci... était aux mains des Egyptiens. On ne trouve d’ailleurs aucune trace d’une révolte d’esclaves dans l’empire des pharaons, ni d’une conquête rapide du pays de Canaan par un élément étranger.

Il n’existe pas non plus de signe ou de souvenir du somptueux royaume de David et de Salomon. Les découvertes de la décennie écoulée montrent l’existence, à l’époque, de deux petits royaumes : Israël, le plus puissant, et Juda, la future Judée. Les habitants de cette dernière ne subirent pas non plus d’exil au VIe siècle avant notre ère : seules ses élites politiques et intellectuelles durent s’installer à Babylone. De cette rencontre décisive avec les cultes perses naîtra le monothéisme juif.

L’exil de l’an 70 de notre ère a-t-il, lui, effectivement eu lieu ? Paradoxalement, cet « événement fondateur » dans l’histoire des Juifs, d’où la diaspora tire son origine, n’a pas donné lieu au moindre ouvrage de recherche. Et pour une raison bien prosaïque : les Romains n’ont jamais exilé de peuple sur tout le flanc oriental de la Méditerranée. A l’exception des prisonniers réduits en esclavage, les habitants de Judée continuèrent de vivre sur leurs terres, même après la destruction du second temple.

Une partie d’entre eux se convertit au christianisme au IVe siècle, tandis que la grande majorité se rallia à l’islam lors de la conquête arabe au VIIe siècle. La plupart des penseurs sionistes n’en ignoraient rien : ainsi, Yitzhak Ben Zvi, futur président de l’Etat d’Israël, tout comme David Ben Gourion, fondateur de l’Etat, l’ont-ils écrit jusqu’en 1929, année de la grande révolte palestinienne. Tous deux mentionnent à plusieurs reprises le fait que les paysans de Palestine sont les descendants des habitants de l’antique Judée (2).

A défaut d’un exil depuis la Palestine romanisée, d’où viennent les nombreux Juifs qui peuplent le pourtour de la Méditerranée dès l’Antiquité ? Derrière le rideau de l’historiographie nationale se cache une étonnante réalité historique. De la révolte des Maccabées, au IIe siècle avant notre ère, à la révolte de Bar-Kokhba, au IIe siècle après J.-C, le judaïsme fut la première religion prosélyte. Les Asmonéens avaient déjà converti de force les Iduméens du sud de la Judée et les Ituréens de Galilée, annexés au « peuple d’Israël ». Partant de ce royaume judéo-hellénique, le judaïsme essaima dans tout le Proche-Orient et sur le pourtour méditerranéen. Au premier siècle de notre ère apparut, dans l’actuel Kurdistan, le royaume juif d’Adiabène, qui ne sera pas le dernier royaume à se « judaïser » : d’autres en feront autant par la suite.

Les écrits de Flavius Josèphe ne constituent pas le seul témoignage de l’ardeur prosélyte des Juifs. D’Horace à Sénèque, de Juvénal à Tacite, bien des écrivains latins en expriment la crainte. La Mishna et le Talmud (3) autorisent cette pratique de la conversion — même si, face à la pression montante du christianisme, les sages de la tradition talmudique exprimeront des réserves à son sujet.

La victoire de la religion de Jésus, au début du IVe siècle, ne met pas fin à l’expansion du judaïsme, mais elle repousse le prosélytisme juif aux marges du monde culturel chrétien. Au Ve siècle apparaît ainsi, à l’emplacement de l’actuel Yémen, un royaume juif vigoureux du nom de Himyar, dont les descendants conserveront leur foi après la victoire de l’islam et jusqu’aux temps modernes. De même, les chroniqueurs arabes nous apprennent l’existence, au VIIe siècle, de tribus berbères judaïsées : face à la poussée arabe, qui atteint l’Afrique du Nord à la fin de ce même siècle, apparaît la figure légendaire de la reine juive Dihya el-Kahina, qui tenta de l’enrayer. Des Berbères judaïsés vont prendre part à la conquête de la péninsule Ibérique, et y poser les fondements de la symbiose particulière entre juifs et musulmans, caractéristique de la culture hispano-arabe.

La conversion de masse la plus significative survient entre la mer Noire et la mer Caspienne : elle concerne l’immense royaume khazar, au VIIIe siècle. L’expansion du judaïsme, du Caucase à l’Ukraine actuelle, engendre de multiples communautés, que les invasions mongoles du XIIIe siècle refoulent en nombre vers l’est de l’Europe. Là, avec les Juifs venus des régions slaves du Sud et des actuels territoires allemands, elles poseront les bases de la grande culture yiddish (4).

Ces récits des origines plurielles des Juifs figurent, de façon plus ou moins hésitante, dans l’historiographie sioniste jusque vers les années 1960 ; ils sont ensuite progressivement marginalisés avant de disparaître de la mémoire publique en Israël. Les conquérants de la cité de David, en 1967, se devaient d’être les descendants directs de son royaume mythique et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars. Les Juifs font alors figure d’« ethnos » spécifique qui, après deux mille ans d’exil et d’errance, a fini par revenir à Jérusalem, sa capitale.

Les tenants de ce récit linéaire et indivisible ne mobilisent pas uniquement l’enseignement de l’histoire : ils convoquent également la biologie. Depuis les années 1970, en Israël, une succession de recherches « scientifiques » s’efforce de démontrer, par tous les moyens, la proximité génétique des Juifs du monde entier. La « recherche sur les origines des populations » représente désormais un champ légitimé et populaire de la biologie moléculaire, tandis que le chromosome Y mâle s’est offert une place d’honneur aux côtés d’une Clio juive (5) dans une quête effrénée de l’unicité d’origine du « peuple élu ».

Cette conception historique constitue la base de la politique identitaire de l’Etat d’Israël, et c’est bien là que le bât blesse ! Elle donne en effet lieu à une définition essentialiste et ethnocentriste du judaïsme, alimentant une ségrégation qui maintient à l’écart les Juifs des non-Juifs — Arabes comme immigrants russes ou travailleurs immigrés.

Israël, soixante ans après sa fondation, refuse de se concevoir comme une république existant pour ses citoyens. Près d’un quart d’entre eux ne sont pas considérés comme des Juifs et, selon l’esprit de ses lois, cet Etat n’est pas le leur. En revanche, Israël se présente toujours comme l’Etat des Juifs du monde entier, même s’il ne s’agit plus de réfugiés persécutés, mais de citoyens de plein droit vivant en pleine égalité dans les pays où ils résident. Autrement dit, une ethnocratie sans frontières justifie la sévère discrimination qu’elle pratique à l’encontre d’une partie de ses citoyens en invoquant le mythe de la nation éternelle, reconstituée pour se rassembler sur la « terre de ses ancêtres ».

Ecrire une histoire juive nouvelle, par-delà le prisme sioniste, n’est donc pas chose aisée. La lumière qui s’y brise se transforme en couleurs ethnocentristes appuyées. Or les Juifs ont toujours formé des communautés religieuses constituées, le plus souvent par conversion, dans diverses régions du monde : elles ne représentent donc pas un « ethnos » porteur d’une même origine unique et qui se serait déplacé au fil d’une errance de vingt siècles.

Le développement de toute historiographie comme, plus généralement, le processus de la modernité passent un temps, on le sait, par l’invention de la nation. Celle-ci occupa des millions d’êtres humains au XIXe siècle et durant une partie du XXe. La fin de ce dernier a vu ces rêves commencer à se briser. Des chercheurs, en nombre croissant, analysent, dissèquent et déconstruisent les grands récits nationaux, et notamment les mythes de l’origine commune chers aux chroniques du passé. Les cauchemars identitaires d’hier feront place, demain, à d’autres rêves d’identité. A l’instar de toute personnalité faite d’identités fluides et variées, l’histoire est, elle aussi, une identité en mouvement.
Shlomo Sand.

(1) Texte fondateur du judaïsme, la Torah — la racine hébraïque yara signifie enseigner — se compose des cinq premiers livres de la Bible, ou Pentateuque : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome.

(2) Cf. David Ben Gourion et Yitzhak Ben Zvi, « Eretz Israël » dans le passé et dans le présent (1918, en yiddish), Jérusalem, 1980 (en hébreu) et Ben Zvi, Notre population dans le pays (en hébreu), Varsovie, Comité exécutif de l’Union de la jeunesse et Fonds national juif, 1929.

(3) La Mishna, considérée comme le premier ouvrage de littérature rabbinique, a été achevée au IIe siècle de notre ère. Le Talmud synthétise l’ensemble des débats rabbiniques concernant la loi, les coutumes et l’histoire des Juifs. Il y a deux Talmud : celui de Palestine, écrit entre le IIIe et le Ve siècle, et celui de Babylone, achevé à la fin du Ve siècle.

(4) Parlé par les Juifs d’Europe orientale, le yiddish est une langue slavo-allemande comprenant des mots issus de l’hébreu.

(5) Dans la mythologie grecque, Clio était la muse de l’Histoire.




Source: Le monde diplomatique - Aout 2008
NB: la photo provient du génialissime "face2faceproject" (lien dans le titre) Lire la suite...

Friday, August 29, 2008

Valse avec Bachir

























Film d'animation très poignant et très cru.

D'anciens soldats Israéliens ayant participé au massacre de "Sabra et Chatila" (camps de réfugiés palestiniens au Liban) se souviennent...

ps: Chapeau au "Ministère israélien de la science, la culture et le sport" qui a participé à ce projet.

Un lien pour le site du film est dans le titre Lire la suite...

Irak : des livres, pas des bombes

Pour Nicholas D. Kristof, du New York Times, il est du devoir et de l’intérêt des Américains de s’assurer que les enfants des Irakiens qui ont fui leur pays aient droit à une éducation.
















Les secrets honteux de la guerre d’Irak ne sont pas à Bagdad ou à Bassora mais dans les quartiers mal famés de Damas ou les bidonvilles d’Amman-Est. Les quelque 2 millions d’Irakiens réfugiés dans les pays voisins sont les nouveaux Palestiniens, la diaspora arabe du XXIe siècle qui menace la stabilité de la région.
Beaucoup d’enfants ne reçoivent aucune éducation, et les filles sont parfois contraintes à la prostitution, en particulier à Damas.
Sans le sou, sans statut, mal accueillis, ces Irakiens sont au Moyen-Orient une nouvelle bombe à retardement dont personne ne s’occupe, ni même se soucie. Les faucons américains préfèrent s’intéresser aux problèmes sécuritaires et sont prêts à investir des milliards de dollars dans des bases militaires permanentes. Il serait plus simple de combattre l’extrémisme en finançant la scolarité des enfants des réfugiés pour s’assurer qu’ils aient au moins droit à une éducation et ne se retrouvent pas sans emploi, encore plus marginalisés.

Nous, les Américains, nous avons semé la désolation en Irak et nous avons une responsabilité morale à l’égard de ceux dont nous avons brisé la vie. Leur venir en aide est aussi de notre intérêt, car nous regretterons notre aveuglement si nous laissons les jeunes réfugiés irakiens croupir sans formation et sans métier. « Mon mari et moi, nous ne pouvons plus envoyer nos enfants à l’école », explique Yousra Chaker, un professeur d’anglais qui a fui l’Irak et s’est réfugié en Jordanie quand son fils de 15 ans a reçu une balle dans la jambe lors d’une tentative d’enlèvement. « Nous ne pouvons plus payer les frais de scolarité ni supporter les agressions des élèves jordaniens. » Yousra appartient à une famille chrétienne, mais la plupart des réfugiés d’Irak sont des sunnites, dont certains ont parfois ouvert le feu sur les Américains ou se sont battus contre les chiites.
Les réfugiés irakiens n’ont droit à aucune assistance parce que c’est un problème que presque tout le monde veut cacher. La Syrie et la Jordanie craignent qu’ils s’incrustent indéfiniment si on leur vient en aide.
Les États-Unis ne veulent pas entendre parler d’une situation dont ils sont responsables, et les dirigeants chiites d’Irak se soucient peu des sunnites ou des chrétiens chassés de chez eux par les milices chiites. « C’est une des plus graves crises humanitaires ¬actuelles, estime Michael Kocher, un expert du Comité de sauvetage international. Elle n’est pratiquement pas suivie par le Conseil de sécurité des Nations unies, ce qui est, à mes yeux, un scandale et une mauvaise stratégie. »

Il est facile de reprocher aux pays voisins comme la Syrie et la Jordanie de ne pas mieux accueillir les réfugiés irakiens. Mais, même à contrecœur, ils les ont laissés s’installer, malgré le coût que cela représente et le risque politique. Il est difficile d’évaluer leur nombre, mais ils peuvent représenter 8 % d’une population jordanienne d’environ 6 millions d’habitants. La famille jordanienne moyenne, très hostile à la guerre d’Irak, supporte un coût annuel qui approche 1 000 dollars par an.
En revanche, l’an dernier, il n’y avait aux États-Unis que 1 608 Irakiens. Les Européens font un peu mieux, mais ils considèrent que tout cela est la faute des Américains et que ceux-ci doivent faire le premier geste. Un rapport d’Amnesty International dénonce l’indifférence ¬générale.
Nous avons déjà vu, avec les Palestiniens, comment un afflux de réfugiés peut déstabiliser une région pendant des décennies. Si la Jordanie connaissait le même sort, ce serait une catastrophe. Le meilleur moyen de l’empêcher n’est pas de lui donner des hélicoptères Blackhawk, mais de distribuer des bourses et de construire des écoles. Si nous laissons s’enliser la crise des réfugiés irakiens, nous nous condamnerons à endurer leur haine pendant des décennies. Donner une éducation à des Irakiens est peut-être moins glorieux que de les bombarder, mais les résultats seront certainement plus positifs.


Source : jeune afrique 24/08/08 Lire la suite...

Tuesday, August 26, 2008

Strangers- short film

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Thursday, April 24, 2008

Zimbabwe arms shipment returns to China













Source:The Guardian.co.uk Lire la suite...

Monday, March 31, 2008

Tree of Life - Mozambique








































De nouveau les images et la vidéo parlent d'elles mêmes.
Si vous avez la chance de visiter le British Museum à Londres, faites un petit détour au sous-sol, visitez l'art contemporain africain.
Le Tree of Life est un projet magnifique, rendre les ARMES qui ont servi durant la guerre civile mozambicaine INUTILISABLES.En resortir de la vie, le Tree of Life rend le métal à la terre.

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Chi n'har ybane / On le reverra











RACHID BADOURI
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Friday, February 29, 2008

Une Egyptienne, première femme musulmane à pouvoir sceller des mariages

La nomination cette semaine en Egypte de la première femme musulmane à pouvoir sceller un mariage religieux obligatoire a immédiatement déclenché une polémique.




Amal Soliman, 32 ans, diplômée en droit, est ainsi devenue la première femme "maazoun", un métier notarial qui a toujours été, de mémoire islamique, exercé par un homme.
"J'étais sûre d'être nommée car j'avais plus de compétences que mes concurrents mâles", a dit à la presse cette mère de trois enfants, originaire d'un petit village proche de Charkeya, dans le Delta.
Mais qu'elle soit parvenue à occuper une telle position à Zagazig, un chef-lieu de gouvernorat, également dans le nord de l'Egypte, n'a pas encore levé les doutes et oppositions.
Le ministre de la Justice, Mamduh Meri a appuyé lui cette décision, mais celle-ci reste contestée par des dignitaires musulmans de l'université d'Al-Azhar, la plus haute autorité sunnite.
"Il n'existe pas de textes religieux interdisant à une musulmane d'être maazoun", a admis à l'AFP Cheikh Fawzi al-Zafzaf, vice-président de l'université d'Al-Azhar.

"Mais quand la femme est en période de menstruation, elle n'a pas le droit d'entrer dans les mosquées, ni de lire le Coran. C'est pourquoi que déconseillons d'avoir une femme maazoun", s'empresse-t-il d'ajouter.
Des mariages peuvent se conclure dans une mosquée, à la demande de certaines familles, et des versets du Coran doivent être lus lors de la cérémonie d'agrément entre les parties, parfois en l'absence de l'épousée.
Conformément aux rituels, c'est le père ou le frère aîné de la fiancée qui règle en son nom les formalités du contrat avec le futur gendre. Le maazoun scelle le mariage en joignant les mains des deux hommes.
"C'est haram (interdit) qu'une femme puisse mettre sa main sur celle d'un homme, Dieu ne l'a pas autorisé", lance Hamam Mohamed Mahmoud, interrogé dans une rue du Caire.
"Cela ne se fait pas d'avoir une femme au milieu d'hommes, c'est inacceptable...Dieu n'a pas autorisé cela", assure-t-il avec véhémence.
Pour un haut responsable d'Al-Azhar, Mahomet Mahmoud Hachem, doyen de la faculté des préceptes islamique, l'islam appelle certes "à l'égalité entre l'homme et la femme, surtout en ce qui concerne la foi et les bonnes actions".
"Mais aujourd'hui", a-t-il déclaré à l'hebdomadaire al-Ahram Hebdo," les femmes ont tendance à imiter l'Occident et à transgresser la loi islamique. Elles ne cessent de s'affranchir des contraintes sociales".
Une vision plus ouverte en faveur d'une femme maazoun est défendue par Ali al-Samman, un responsable laïc du dialogue interreligieux au sein d'institutions islamiques.
"Cela ne me choque pas du tout, c'est un métier strictement juridique, il s'agit de réciter certains versets du Coran et de conclure les mariages, une femme peut le faire", affirme-t-il à l'AFP.
Pour des femmes interrogées par l'AFP, il s'agit d'une évolution tout à fait normale qui établit l'égalité entre les sexe
"Pourquoi ne pas soutenir les femmes? Si elle peut être un exemple et si elle réussit dans son travail.. pourquoi pas? Moi, je suis pour une femme maazoun", s'exclame Shaoukiya Rawwash, une mère de six enfants, qui porte le voile islamique.
Mais si cette avancée a pu avoir lieu pour une tel poste lié au droit de la personne, il reste presque impensable qu'une musulmane puisse conduire une prière dans une mosquée comme imam.
"Une femme imam, c'est une chose tout autre que je laisse aux spécialistes le soin de débattre", dit prudemment Ali al-Samman.
En 2005, Amina Abdel Wadoud, une jeune femme qui vit aux Etats-Unis, avait pris l'initiative de diriger la prière, se positionnant comme la première femme imam.
Une pratique bannie par la majorité des sunnites et des chiites comme susceptible de "distraire" les hommes au moment de prier.

Source : www.jeuneafrique.com/

PS: Un lien supplémentaire est dans le titre
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Thursday, February 21, 2008

L.I.F.E

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Saturday, February 16, 2008

Des culs, pas des balles !














Des soldats israéliens ont été condamnés début février, non pour avoir tiré sur des civils palestiniens, mais pour leur avoir montré leurs fesses.


L’armée est en état de choc. Des soldats auraient montré leurs derrières aux Palestiniens occupés. Quelle honte ! Qui aurait pu croire que nos enfants, la chair de notre chair, étaient capables de telles abominations ?
Fait rare, une enquête disciplinaire a été rondement menée, et les culs (pardon, leurs propriétaires) ont été identifiés, jugés et condamnés à vingt et un jours de prison. Au trou !
Pourtant, il y a quelques semaines, un officier de police était jugé pour avoir grièvement blessé un civil désarmé en lui tirant dessus, comme ça, sans raison. Le policier s’est vu infliger une suspension de six mois et est donc ressorti du tribunal libre comme l’air.
S’il avait eu la cruauté de lui montrer son cul, nul doute qu’il serait allé illico en prison. Mais, dans sa mansuétude, il s’est contenté de lui tirer dessus. Certes, la victime était un Arabe. Mais ce détail n’est certainement pour rien dans la clémence du tribunal. Il n’y a pas de quoi être choqué que des soldats israéliens montrent leur cul. Cette gestuelle fessière est un moindre mal. Ce serait même une excellente idée de l’encourager et d’en faire un substitut légal et officiel à la litanie désagréable de nos actes de guerre.
Des culs, pas des balles ! Cette nuit, j’ai fait un rêve merveilleux. Un flash info annonçait qu’une unité d’élite avait fait un raid nocturne dans le camp de réfugiés de Qalandiya [nord de la Cisjordanie]. Les soldats, une fois arrivés au centre du camp, avaient baissé leurs pantalons et remué leurs derrières dans tous les sens. Et nos valeureux combattants ont pu rejoindre leur base sans avoir perdu un seul vêtement. Pas mal,non?
Mais, quand le même flash a annoncé que des membres du Djihad islamique, du Hamas et du Hezbollah s’étaient glissés dans des lieux publics et qu’au lieu de déclencher leurs ceintures d’explosifs ils avaient exhibé leurs beaux torses nus, j’ai hélas compris que je rêvais de la venue du Messie.
Bon, assez rigolé ! S’il y a quelque chose de révoltant dans l’“affaire des derrières”, ce n’est pas l’acte, mais le choc causé dans l’opinion, la mine grave affichée par nos officiers et les cris poussés par nos esprits bienpensants.
Les préposés à l’occupation, l’armée, le Shabak [services de sécurité intérieure] et la police commettent chaque jour des actes infiniment plus graves et scandaleux. Mais cela, à force de détourner le regard, nos belles âmes ne le voient pas. Alors, tout ce qu’il leur reste à voir, ce sont des culs. Honte à eux !

B. Michaël, Yediot Aharonot (extraits), Tel-Aviv

Source : Courrier international, Fev 2008 numéro 902 Lire la suite...

Thursday, October 18, 2007

Multi-touch interface

Incredible technology, doesn't it?
I would like to see it used for an auto-gps device, something like how to see yourself from "up",
from the sky. This would allow us to change or own point of view on the earth.
SEEING LIFE FROM ABOVE would - for me - change our behavior with the space all around.

- to be continued -

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Thursday, October 04, 2007

Clip from Moliere - Released by Pathe

I loved it.Wonderfully played, very very funny.
It was a real pleasure watching Romain Duris, Fabrice Lucchini and Laura Morante playing a an unkown "piece" of Moliere's life.
Go watch it, buy it, rent it or whatever..steal it :-)

ps: knowing some of Moliere's plays...make it for sure even funnier!!!!

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Monday, September 10, 2007

Edward Osborne Wilson





















E.O.Wilson est un entomologiste spécialiste des fourmis, il travaille sur l'évolution et la sociobiologie.Il est actuellement professeur à Harvard.

Extraits provenant de : Les dossiers de la Recherche (N°28 Aout/Sept 2007) dont le thème est "BIODIVERSITÉ - les menaces sur le vivant".
Cette interview a été réalisée par O.Postel-Vinay.

La diversité réelle, c’est la diversité génétique ?
E.O.W : Oui, la différence entre les gènes de deux individus d’une même espèce est la variation biologique la plus fondamentale.

N’y a-t-il pas cependant dans la notion d’espèce un niveau de complexité qui n’est pas présent dans le concept de gène ?
E.O.W : Oui, chaque fois que l’on passe à un niveau d’organisation plus élevé, des phénomènes nouveaux apparaissent. (…) on accède à un état d’existence entièrement différent lequel comporte ses règles propres et ne peut être compris qu’en regardant la totalité des unités qui le composent. (…) la biodiversité fait partie d’une tendance lourde de la biologie à quitter le champ des études purement réductionnistes, pour chercher les éléments d’une synthèse capable de rendre compte des processus d’autoassemblage des systèmes complexes. Je pense que cette tendance va dominer la Biologie du XXIe siècle.

A partir de quel moment estime-t-on qu’un écosystème est menacé par la diminution du nombre d’espèces qu’il contient ?
E.O.W : Plus un écosystème recèle d’espèces, plus il est productif, plus il est stable et plus vite il se reconstitue en cas de sécheresse ou de tempête, par exemple. (…) il existe des espèces clés ; des espèces dont la disparition ou au contraire l’introduction entraîne une transformation majeure de l’environnement. (…) mais il est très difficile de prédire quelles sont les espèces clés dans un système donné. Jared Diamond a une jolie métaphore : Puisque nous ne pouvons prévoir quelle espèce est clé, laisser une espèce s’éteindre est un peu comme accepter de vendre une certaine portion de votre chair, en laissant la personne qui prend le morceau le choisir au hasard.
Beaucoup de militants écologistes se posent à la fois en défenseurs de la biodiversité et en adversaire des organismes génétiquement modifiés (OGM). N’est-ce pas contradictoire ?
E.O.W : Je crois que c’est une lourde erreur. Je pense que le mouvement vers la nouvelle révolution verte par modification génétique doit en définitive bénéficier à la conservation. Voici le raisonnement. Je ne pense pas que les OGM soient un risque quelconque pour la santé ; pour le cas o il y aurait un risque, nous saurons le gérer, comme nous avons déjà contrôler les produits alimentaires. De même pour l’environnement : il y a très peu d’indices d’effets négatifs des OGM. Au contraire, les bénéfices à en attendre sont considérables. Il faut trouver le moyen de nourrir 8 milliards d’hommes : c’est le nombre qui sera atteint dans 20 ans. Or c’est bien la principale menace qui pèse sur la biodiversité. (…) une partie de la solution est d’accroître la productivité des terres agricoles mal cultivées, spécialement dans les pays en développement.
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Saturday, September 01, 2007

Onore a Puerta e Forza Sport



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Tuesday, August 14, 2007

Gnawa diffusion live @ Marrackech





Voici une petite video amateur du conçert des Gnawa Diff à Marackech (08/08/07); c'était priori le dernier en terre africaine avant la séparation du groupe.
Excellente et chaude ambiance sur le stade de "Chez Ali :-) ),Amazigh Kateb and co nous ont régalés Lire la suite...

Wednesday, July 18, 2007

Hans Rosling: Watch the end of poverty

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Thursday, July 12, 2007

Corruption au Maroc...en live


MAROC,Gendarmes corrompus
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Friday, June 22, 2007

Iraqi Orphanage Nightmare مأساة ايتام العراق

Our children

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Tuesday, June 19, 2007

Hmar w Bikhiiir (Ane/Imbécile...et bien dans sa peau :-) )




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Thursday, June 14, 2007

Bravo à AR Benchemsi





















Le Prix Samir Kassir 2007 a été remis à Ahmed Reda Benchemsi, Journaliste marocain de 33 ans pour son article "Le culte de la personnalité" publié le 29 juillet 2006 dans l'hebdomadaire marocain TELQUEL. Rita Chemaly, étudiante libanaise de 24 ans à l'Institut de Sciences Politiques de l'Université Saint-Joseph, a obtenu le prix de la catégorie Jeunes Chercheurs pour son mémoire de maîtrise intitulé: "La communauté nationale libanaise à l'épreuve du Printemps 2005 : entre le mythe et la réalité". Lire la suite...

West Bank Story


Oscar 2007 Best Short Film
LTT

What you think about it??
For me, it seems like the day we'll laugh together, we'll accept our differences much easier... Lire la suite...

Thursday, May 17, 2007

Bigg - Al Aoula Show - Alkhouf


BIGG Al Aoula Show el khouf
Vidéo envoyée par eelliissaaa
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Tuesday, May 15, 2007

Web 2.0 ... The Machine is Us/ing Us

Watch this short video found on youtube.It's about "Web 2.0".
The idea is in the air: we're redefining "communications" redefining "Sharing", redefining "Learning", redefining US.
Web 2.0 is US, maybe just a virtual part of us, but a part that goes bigger and bigger.

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Thursday, May 10, 2007

Le film "Transe / Al7al" de Ahmed ElMaanouni






Film Transe (1)
Vidéo envoyée par al-3arbi-batma


Film Transe ( 2 )
Vidéo envoyée par al-3arbi-batma



Film Transe ( 3 )
Vidéo envoyée par al-3arbi-batma


Film Transe ( 4 )
Vidéo envoyée par al-3arbi-batma


Film Transe ( 5 )
Vidéo envoyée par al-3arbi-batma


Film Transe ( 6 )
Vidéo envoyée par al-3arbi-batma


Film Transe ( 7 )
Vidéo envoyée par al-3arbi-batma


Film Transe ( 8 )
Vidéo envoyée par al-3arbi-batma


Film Transe ( 9 )
Vidéo envoyée par al-3arbi-batma
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Tuesday, March 27, 2007

Le Monde selon Gad


Envoyé spécial - gad elmaleh
Vidéo envoyée par arielou
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Monday, February 26, 2007

Martin Scorsese Finally Wins His First Oscar













No comments :-) But what a joy, seeing these friends sharing this
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Monday, February 19, 2007

Fastfood Test (From the documentary "Super Size me")

Let's have an idea on what would happen to McSandwishes,McFries if we put them in a jar for a while... Lire la suite...

Friday, February 09, 2007

Il campo di calcio per un antropologo












Albert Camus, che fu portiere della squadra di calcio di Algeri, scrisse: “Tutto ciò che so in fatto di morale e responsabilità l’ho imparato dal calcio”


Nel mondo classico, lo stadio è sempre stato un luogo di competizione, ma anche di pace.
Fin dai tempi di Olimpia, infatti, i giochi implicavano una tregua tra le diverse città greche. Lo stadio era un luogo sacro, una sorta di zona extraterritoriale dove vigevano le regole della competizione nobile e leale. Regole che consentivano ai nemici, che si rispettavano reciprocamente, di confrontarsi sul terreno del gioco. Nel tempo, però, lo stadio subito un’evoluzione, diventando un’arena, un luogo dominato soprattutto dallo spettacolo e dallo scontro. Il pubblico vi si ritrova per assistere ad una lotta, da cui usciranno vincitori e vinti. Si tratta di una lotta simbolica, che, attraverso una forma di catarsi collettiva, libera gli spettatori dalle tensioni reali.

Per molto tempo questa catarsi, pur non esente da momenti drammatici, ha conservato una connotazione gioiosa, priva di ogni violenza reale. Mi ricordo, infatti, che, quando da bambino andavo con mio padre ad assistere alle partite della nazionale francese, lo stadio era sempre un’occasione di una festa collettiva, un momento di emozioni condivise.

Proprio per questo la cerimonia che si celebra allo stadio ricorda le cerimonie religiose. Si tratta di una religione immanente, che, pur essendo senza trascendenza e senza dio, dà luogo ad un rito collettivo che della religione conserva l’ambivalenza. Come la religione, infatti, la cerimonia sportiva consente di ritrovarsi insieme in uno stesso culto per disinnescare i conflitti e celebrare la pace, ma come la religione può essere all’origine di conflitti capaci di degenerare in vere e proprie guerre.

Purtroppo oggi questa seconda possibilità prevale di frequente. Naturalmente, negli stadi – e soprattutto in occasione delle partite di calcio – non è mai mancata una forma di violenza simbolica, violenza all’interno del gioco e violenza verbale tra i tifosi delle diverse squadre. Tuttavia, in passato, essa restava sempre sul piano simbolico, consentendo allo spettacolo sportivo di esorcizzare la violenza sociale presente nella società.
Allo stadio, infatti, noi spettatori proiettiamo il nostro desiderio di violenza sui corpi dei giocatori, i quali la mettono in scena all’interno di uno scontro simbolico. Da qui, tra l’altro, certa critica marxista che in passato ha rimproverato al calcio, nuovo oppio dei popoli, d’inibire i conflitti sociali.
Oggi la situazione è cambiata e questo modello sembra non funzionare più come in passato.
La violenza simbolica dello sport sembra non essere più in grado di dar luogo all’esorcismo collettivo.

Il rituale della partita diventa allora l’occasione per passare dalla violenza simbolica a una violenza reale che, priva di significati politici o sociali precisi, si scarica quasi integralmente sui tifosi delle altre squadre, sulla polizia o sui giocatori.
Gli attori di questa violenza, gli ultrà, sono figli della spettacolarizzazione ad oltranza dello sport.

Essi non sono più semplici spettatori, sono diventati parte integrante dello spettacolo, favoriti spesso dai dirigenti delle squadre di calcio. Oltretutto agiscono in un contesto in cui la professionalizzazione ha tolto allo sport la dimensione ludica. Nel calcio dominato dal denaro assistiamo a forme di folle accanimento su di sé e sugli avversari che producono accanimento e follia anche nei tifosi. E se la violenza si manifesta soprattutto negli stadi, è perché questi sono il luogo di un rito magnificato dalla televisione. In una società dominata dalle immagini, dove tutto è ridotto a spettacolo, si esiste solo se si è al centro dell’immagine.

Per molti individui, esistere significa mostrarsi al centro del teleschermo. Per chi si sente escluso, la violenza diventa un modo per accedere al mondo delle immagini. Solo che anche la violenza, per avere “senso” ha bisogno di mostrarsi, deve essere esibita e spettacolarizzata. Gli stadi, con il loro dispositivo di telecamere sono il luogo ideale per esibire questa violenza senza controllo, senza regole, senza referenti, per la quale a volte si parla impropriamente di violenza tribale. Una tribù, per quanto primitiva, implica sempre un’organizzazione, una gerarchia e delle procedure d’arbitraggio.

In uno scontro tribale si fa di tutto per canalizzare e controllare la violenza. La violenza degli ultrà invece sembrerebbe sfuggire atutto ciò, sembra essere puramente gratuita e preoccupata solo d’essere spettacolare.

La minaccia degli ultrà ha trasformato profondamente la realtà degli stadi, i quali per altro sono spesso connotati da una dimensione grandiosa. Per progettarli, infatti, vengono chiamati architetti di fama, i cui progetti esaltano la dimensione
Spettacolare che ha investito lo sport. Eppure al loro interno, queste grandi cattedrali di cemento e acciaio sono piene di barriere, reti e divisioni.
Quando gli spettatori si mettono tutti insieme a fare la “ola”, offrono l’immagine di una fluidità armoniosa che coinvolge in un unico entusiasmo i tifosi delle due squadre. E’ un’immagine ingannevole.
Nella realtà le divisioni sono profonde e l’architettura degli stadi risponde all’esigenza di tenere separate le tifoserie. Di conseguenza, la segregazione all’interno degli stadi riproduce la segregazione presente nella società.
Gli ultrà sono degli emarginati, anche se poi provano a costruirsi una nuova identità, identificandosi con una squadra che spesso non ha più nessun legame diretto con la loro realtà. Insomma, sugli spalti - che un tempo erano il luogo di una tregua che lasciava all’esterno tutti i conflitti - oggi ritroviamo l’esclusione e la frustrazione presenti nella società, con tutta la loro carica di rancori esplosivi. Da qui la crescente militarizzazione degli stadi, da dove alla fine ci giunge un messaggio diametralmente opposto a quello che lo spettacolo sportivo vorrebbe idealmente trasmetterci.
(Testo raccolto da Fabio Gambaro)

Source: www.repubblica.it Lire la suite...

Monday, January 29, 2007

"Je l'ai bien dressé, elle le sait bien"

J'irai dormir chez vous - Belgique - "Je l'ai bien dressé"



"On catalogue un peu trop vite le monde arabo-musulman de machisme, de sexisme ou de tout autre hiérarchisation entre les hommes et les femmes."
C'est avant tout à cela que m'a fait penser cette vidéo.
Oui,il est évident qu'elle ne représente pas tous les Belges, ni tous les Européens, ni même tout le village oû a été tournée cette scène.
Elle bouscule cependant certains clichés; des réactions de ce genre n'ont pas de frontières. Lire la suite...

Wednesday, January 24, 2007

Adel Imam - Rotana "Hala Show"....2 parts

Adel Imam - Rotana "Hala show" ep 2 part 1


Adel Imam fi Rotana "Hala show" ep 2 part 2


La9atatt: Adel Imam kihdrr 3la " Charlie Chaplin, Molière, Aristophane, Naghib Mahfouz" Lire la suite...

Monday, January 15, 2007

Quelques mots de Pablo Neruda

"Il meurt lentement celui qui devient esclave de l'habitude, refaisant tous les jours les mêmes chemins, celui qui ne change jamais de repère, ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements ou qui ne parle jamais à un inconnu" Lire la suite...

Saturday, January 13, 2007

War against landmines : a wonderful "Human/Rat" partnership


Hero Rats
envoyé par nabukho


I don't really like rats, don't even like to see them. These ones are even 3 times bigger than the "urban" rats (aie aie aie).
However, watch this video, it's about an extraordinay partnership between human and rats.It's about saving lives. The purpose of this team is to detect landmines in Mozambique.Simple and efficient. Lire la suite...

Thursday, December 14, 2006

Monty Python - International Philosophy Soccer Match

Welcome everybody to the stadium.Who's gonna win? Socrates and Plato team or Kant's and Nietzsche's one.Bet and Think! Lire la suite...

Thursday, December 07, 2006

Sex and Koweït city...! comme chez nous?? et les autres?

Le Sexe dans le monde arabe!!!




En lisant cet article...je voyais beaucoup de similitude avec le Maroc, et surement avec beaucoup d'autres pays du monde arabe. Le sujet est trés délicat, assez tabou, et les solutions difficiles à trouver, difficiles à proposer. En tout cas, une grande frustration "sexuelle" est visible chez nous...et elle engendre facilement la violence.
J'ajoute juste cette caricature de "Abdellah Derkaoui", (Source:www.lematin.ma.....eh oui). Selon moi, le spradrap en X aurait aussi pu être sur la bouche des deux hommes... Non?? Ils n'abordent pas plus le sujet que ces dames.

Voici le texte intégral de l'article:

La répression ne peut pas régler la question de la misère sexuelle dans le pays, estime le quotidien Al-Seyassah. Il est temps d’envisager d’autres solutions, comme légaliser des “espaces de liberté”.
Chaque fois que la police arrête une jeune immigrée asiatique pour “débauche et prostitution”, on se demande s’il faut en rire ou en pleurer. On peut aussi se demander s’il ne s’agit pas simplement d’une déplorable agitation médiatique destinée à satisfaire les islamistes qui demandent l’instauration d’une “cité vertueuse” où régnerait une morale tirée de leur conception particulière de la religion. La réponse est claire comme de l’eau de roche. Une approche aussi superficielle que la surenchère policière, politique et religieuse ne pourra pas résoudre le problème de la misère sexuelle dans notre pays. Même en mobilisant toutes nos forces répressives, en condamnant les “déviants” à la peine de mort, on ne réglera pas le problème de la prostitution. Soyons lucides et tentons d’avoir une approche rationnelle des choses. Ce problème n’est pas lié à quelques Asiatiques qui se prostituent, mais à la structure démographique de notre pays, où la plus grande part de la population est constituée de jeunes hommes célibataires qui ne peuvent pas libérer leur énergie sexuelle. Une majorité de Koweïtiens ont entre 15 et 25 ans. S’ajoutent les immigrés, pour la plupart des hommes de moins de 30 ans, auxquels nos lois interdisent de faire venir leur famille. Si les riches des classes favorisées peuvent satisfaire leurs besoins sexuels par le mariage, les maîtresses ou les voyages à l’étranger et que ceux des classes moyennes peuvent se débrouiller en louant des garçonnières, les plus défavorisés sont dans l’incapacité d’avoir des rapports sexuels. Auraient-ils moins de droits que les animaux ? De nombreuses études sociologiques et psychologiques montrent que la frustration sexuelle produit des troubles psychiques et peut provoquer un état générateur de violence et d’abus contre les femmes et les enfants. Cela pèse également sur la croissance économique, cette frustration rendant nos jeunes dépressifs et inhibant leur productivité. Nous partageons ce problème avec de nombreux autres pays musulmans. Dans la république islamique d’Iran, cela a donné lieu au développement du mariage mut’a, en Egypte au mariage ‘urfi et en Arabie Saoudite au mariage misyar [les mariages mut’a et ‘urfi sont des mariages temporaires ; le mariage misyar permet à l’homme d’échapper aux contraintes financières auxquels il est normalement contraint vis-à-vis de l’épouse ; ces formes de mariage, même contestées, ont une existence réelle en tant que soupapes de sécurité.] Dans certains pays, on s’est efforcé de comprendre la dimension du problème et on a ouvert des “espaces de liberté”. Quant à nous, au Koweït, nous étions par le passé parmi les plus tolérants [des pays du Golfe]. Il y avait plusieurs lieux à l’intérieur de l’enceinte de la vieille ville de Koweït permettant d’avoir des relations sexuelles, et nous n’avions pas à souffrir de ce problème.
Les esprits éclairés du pays ne doivent donc pas céder aux pressions exercées par les groupes religieux qui prêchent une religiosité superficielle et propagent l’hypocrisie sociale. Cessons de compter sur des policiers qui se vantent de victoires à la Pyrrhus qu’ils remportent au détriment des plus faibles.

Shamlan Youssef Al-Issa
Al-Seyassah
Source: www.courrierinternational.com
Source originale: Al-seyassah
Lancé comme hebdomadaire en 1965, devenu quotidien à partir d'avril 1968, c'est un titre de tendance moderne. Il est aussi l'éditeur d'Arab Times, un quotidien koweïtien en anglais.
Les deux publications ont le même rédacteur en chef : Ahmed Al-Jarallah. Posted by Picasa

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Sunday, December 03, 2006

Al Jawala Konzert...war wunderbar





















Al Jawala - Balkan Big Beats

Es war ein wunderbar konzert in jazzhaus (Freiburg)!!!anyway my german is not fluent at all...i was saying how wonderful was a concert @ Jazzhaus (Freiburg - Bade Wurtemberg).Al Jawala, a young band full of energy, playing jazz...jazzily, with Orientalistic and Balkan influences.They played for 2h30 jumping saxophonisticaly all around, derbouka and drums, violins and Bass, and even Didjerido tunes.Here is their promotion-video and a link to their website. Lire la suite...

Wednesday, November 29, 2006

Un des plus beaux tableaux...je trouve

L'école d'Athènes de Raffaello Sanzio


PS:Dans le titre se trouve un lien qui permet d'avoir les noms de certains des personnes présentes sur le tableau Lire la suite...

Monday, November 27, 2006

Questo calcio si prende troppo sul serio - “Il calcio é solo un piacere”


“Il calcio é solo un piacere”; un comique Italien demande à jouer 5 min lors de n’importe quel match du championnat Italien de cette année. Le sport reste un plaisir, un partage, une bataille...sur les terrains et à armes égales.
Voici le texte,

Gnocchi: "Fatemi giocare in A"

L'appello del comico: "Chiedo che una squadra mi faccia giocare anche solo cinque minuti prima della fine del campionato. Chi intende ingaggiarmi mi scriva"

MILANO, 27 novembre 2006 - Questo non è uno scherzo. Io, Gene Gnocchi, 51 anni, nel pieno possesso o quasi delle mie facoltà mentali, chiedo che una squadra di A mi tesseri e mi faccia giocare anche solo cinque minuti prima della fine del campionato.
Sono disposto a superare qualunque test psico-fisico-attitudinale dentro e fuori dal campo. Le ragioni di questa decisione sono essenzialmente 5 e tutte di specchiata e inattaccabile levatura morale:
1. Questo calcio si prende troppo sul serio. La squadra che decidesse di farmi giocare dimostrerebbe un senso dell'ironia almeno pari a quello di Maurizio Mosca quando sostiene per l'ennesima volta che Kakà l'ha già preso l'Ascoli.
2. Questo calcio ha bisogno di un volto nuovo fuori da tutti i giochi, di uno che quando è in campo faccia dire alla gente: di sicuro non è della Gea.
3. La vittoria al Mondiale ha riportato in auge il calcio italiano, ma in Europa continuano a dire che c'è poco spettacolo: ecco, io sono l'uomo giusto.
4. Ho sempre sognato che una velina a cena, guardandomi negli occhi, dopo avermi visto in campo, mi dicesse: "Ti trovo molto attraente anche se non sapevo nemmeno che mestiere facessi".
5. Se Bettarini ha un programma in tv la domenica pomeriggio perché io, allo stesso orario, non posso giocare in serie A? Ieri a "Quelli che il calcio e…" hanno già aderito alla campagna Marcello Lippi, ex c.t. della Nazionale, Cristiano Lucarelli del Livorno e Attilio Tesser. Se vuoi dimostrarmi il tuo sostegno, o sei una società che intende ingaggiarmi o provinarmi, scrivimi a quellichegnocchi@rai.it e postagazzetta@rcs.it. Insieme possiamo cambiare.


Texte de : Gene Gnocchi
Source: Gazzetta.it Lire la suite...

Tuesday, November 21, 2006

Foucault sur Bachelard


Une idée/Une Question:

- Oui, lisons tout

- Des phénomènes mineurs...y en a-t-il vraiment!!? Lire la suite...

Friday, November 10, 2006

Poetry words from mawlana "Jalaluddin Rûmi"



















« La vérité est un grand miroir

tombé du ciel qui s’est brisé

en mille morceaux. Chacun

en possède un tout petit morceau

et croit détenir toute le vérité. »
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Thursday, November 09, 2006

Une Vérité qui dérange - ALLEZ ABSOLUMENT VOIR CE FILM

C'est un "film-conférence" sur les conséquences dramatiques du réchauffement climatique.Tout le monde est concerné Lire la suite...

Saturday, November 04, 2006

"J'irai dormir chez vous" - Maroc [ Part 5 ]

Marr7abane - Ma maison c'est ta maison, toi comme mon frère Lire la suite...

Thursday, November 02, 2006

Ghir tsswira - Just a picture - Juste une photo

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Fellini - About Life

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Wednesday, October 18, 2006

Le cirque de Calder


- When u were a child, did u asked urself:
For how long will i keep playing with my toys?
- Did u wished to make it last forever?
:-)
- Is life a Game?
Maybe somedays...

Alexander Calder, was an artist.
Look @ these videos, look @ Calder's joyful face, smiley eyes (well...i said eyes)


Two years ago, i've visited an exhibition about his works...i should say 'his games' or 'his life'
I liked it, and im thinking somedays...should the Game stop anyway?
Maybe not

Hope u'll enjoy it

Cirque de Calder - Part I


Cirque de Calder - Part II


Cirque de Calder - Part III


Cirque de Calder - Part IV
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Friday, October 13, 2006

Conscious Hip-Hop? Watch Cilvaringz interview



The videos link is on the title!![ the interview is in English, subtitled in French ]

Cilvaringz is - as he said - the first "Arabic/European" joining the old hip hop group Wu-Tang Clan.
I like his way of talking, his moderation.His voice should be heard.
Take 11min to have an idea. Lire la suite...

Friday, September 15, 2006

N y'a t-il vraiment aucun espoir pour l'Afrique??


L'origine du "monde" survivra-t-il au reste du monde?
Voici tel quel, un article sur l'Afrique qu'un ami m'a envoyé!!
Texte de Ousmane Sow (journaliste, Montréal)

Chers amis,
Ci-bas un article qui vous fera refléchir sur l'avenir de l'Afrique.
__________________________________________________________
Quand l'Afrique se soustrait à la marche du monde : de nouveau, esclaves?!!
Il arrive dans la vie qu'une conversation banale nous secoue pendant des heures voire des jours. J'attendais tranquillement un ami au terminus d'autobus de Montréal quand un monsieur d'un certain âge a pris place à mes côtés avant d'engager l'une des conversations les plus enrichissantes de ma vie.

Professeur d'études stratégiques dans un institut international, l'homme connaît le continent africain comme le fond de sa poche. Son analyse, son point de vue sur notre avenir, donne froid dans le dos. Et s'il vous plaît, ne sortez pas la rancune du «colon nostalgique ». Lisez avec la tête et la raison ce qu'il dit.

Je vous rapporte fidèlement ses constats :

« Cela fait maintenant plus de 25 ans que j'enseigne la stratégie. Dans ma carrière, j'ai eu affaire à des dizaines d'officiers et de hauts fonctionnaires africains. Je suis malheureusement obligé de vous dire ceci: du point de vue des études stratégiques, de l'analyse et de l'anticipation, je leur donne un gros zéro pointé. Nos stagiaires africains sont très instruits, ils ont de belles tenues militaires ou
manient le français de manière remarquable, mais, dans les cours, ils ne nous apportent rien.

Tout simplement, parce qu'à ma connaissance, dans toute l'Afrique francophone, il n'y a pas un seul centre d'études stratégiques et internationales avec des vrais professionnels à leur tête. Je vais vous expliquer pourquoi je n'ai aucun espoir pour ce continent. Au moment où je parle, le monde fait face à trois enjeux principaux : l'énergie, la défense stratégique et la mondialisation.
Donnez-moi un seul cas où l'Afrique apporte quelque chose. Rien. Zéro.

Commençons par l'énergie et précisément le pétrole. Tous les experts mondialement reconnus sont unanimes à reconnaître que d'ici 15 à 20 ans, cette ressource sera rare et excessivement chère. En 2020, le prix du baril tournera autour de 120 dollars. C'est conscient de cette réalité que des pays comme les USA, la France, la Chine, le Royaume Uni, etc. ont mis sur pied des task force chargés d'étudier et de proposer des solutions qui permettront à ces nations de faire main basse sur les ressources mondiales, de s'assurer que quoi qu'il advienne, leur approvisionnement
sera assuré.
Or, que constate-t-on en Afrique ? Les dirigeants de ce continent ne sontmême pas conscients du danger qui les guette : se retrouver tout simplement privé de pétrole, ce qui signifie ni plus ni moins qu'un retour à la préhistoire !

Dans un pays comme le Gabon qui verra ses puits de pétrole tarir dans un maximum de 10 ans, aucune mesure de sauvegarde, aucune mesure alternative n'est prise par les autorités. Au contraire, ils prient pour que l'on retrouve d'autres gisements. Pour l'Afrique, le pétrole ne comporte aucun enjeu stratégique : il suffit juste de pomper et de vendre. Les sommes récoltées prennent deux directions : les poches des dirigeants et les coffres des marchands d'arme.
C'est pathétique.

Ensuite, la défense stratégique. L'état de déliquescence des armées africaines est si avancé que n'importe quel mouvement armé disposant de quelques pick-up et de Kalachnikov est capable de les mettre en déroute. Je pense qu'il s'agit plus d'armées de répression intérieure que de guerre ou de défense intelligente. Pourquoi ? Parce que, comparées aux armées des nations développées, de la Chine, de l'Inde ou du Pakistan, les forces africaines rappellent plus le Moyen âge que le 21e siècle. Prenez par exemple le cas de la défense anti-aérienne. Il n'y a quasiment aucun pays qui possède un système de défense équipé de missiles anti-aériens modernes. Ils ont encore recours aux canons antiaériens. Les cartes dont disposent certains états-majors datent de la colonisation ! Et aucun pays n'a accès à des satellites capables de le renseigner sur les mouvements de personnes ou d'aéronefs suspects dans son espace aérien sans l'aide de forces étrangères. Quelle est la conséquence de cette inertie ?
Aujourd'hui, des pays comme les Etats-Unis, la France ou le Royaume-Uni peuvent détruire, en une journée, toutes les structures d'une armée africaine sans envoyer un seul soldat au sol. Rien qu'en se servant des satellites, des missiles de croisière et des bombardiers stratégiques.
A mon avis et je crois que je rêve, si les pays africains se mettaient ensemble, et que chacun accepte de donner seulement 10 % de son budget militaire à un centre continental de recherche et d'application sur les systèmes de défense, le continent peut faire un pas de géant.

Il y a en Russie, en Ukraine, en Chine, en Inde, des centaines de scientifiques de très haut niveau qui accepteraient de travailler pour 3000 dollars US par mois afin de vous livrer des armes sophistiquées fabriquées sur le continent et servant à votre défense. Ne croyez pas que je rigole. Il ne faut jamais être naïf. Si la survie de l'Occident passe par une recolonisation de l'Afrique et la mainmise sur ses ressources naturelles vitales, cela se fera sans état d'âme. Ne croyez pas trop au droit international et aux principes de paix, ce sont toujours les faibles qui s'accrochent à ces chimères. Je pense qu'il est temps de transformer vos officiers (dont 90 % sont des fils à papa pistonnés qui ne feront jamais la guerre et je sais de quoi je parle) en scientifiques capables de faire de la recherche et du développement. Mais, je suis sceptique.
Je crois que ce continent restera enfoncé dans le sommeil jusqu'au jour où le ciel lui tombera sur la tête.

Enfin, la mondialisation. Malheureusement, comme dans tous les autres sujets qui ont fait leur temps, les stagiaires africains que nous recevons sont d'excellents perroquets qui répètent mécaniquement les arguments qu'ils entendent en Occident. A savoir, il faut la rendre humaine, aider les pays pauvres à y faire face. Vous savez, dans mes fonctions, il y a des réalités que je ne peux dire, mais je vais vous les dire. La mondialisation est juste la forme moderne de perpétuation de l'inégalité économique. Pour être clair, je vous dirai que ce concept à un but : garder les pays pauvres comme sources d'approvisionnement en biens et ressources qui permettraient aux pays riches de conserver leur niveau de vie. Autrement dit, le travail dur, pénible, à faible valeur ajoutée et impraticable en Occident sera fait dans le Tiers-monde.

Ainsi, les appareils électroniques qui coûtaient 300 dollars US en 1980 reviennent toujours au même prix en 2006. Et puisqu'il l'Afrique n'a toujours pas un plan cohérent de développement économique et d'indépendance, elle continuera à être un réservoir de consommation où seront déversés tous les produits fabriqués dans le monde. Pour moi, l'indépendance signifie d'abord un certain degré d'autonomie. Mais, quand je vois que des pays comme le Sénégal, le Mali, le Niger, le Tchad ou la Centrafrique importent quasiment 45 % de leur propre nourriture de l'étranger, vous comprendrez qu'un simple embargo militaire sur les livraisons de biens et services suffirait à les anéantir.

Pour terminer, je vais vous raconter une anecdote. Je parlais avec un colonel sénégalais venu en stage chez nous il y a quelques mois. Nous regardions à la télévision les images de millions de Libanais qui défilaient dans les rues pour réclamer le retrait des soldats syriens de leur pays. Je lui ai demandé ce qu'il en pensait. Il m'a répondu : « Les Libanais veulent retrouver leur indépendance et la présence syrienne les étouffe ».
C'est la réponse typique de la naïveté emprunte d'angélisme. Je lui ai expliqué que ces manifestations ne sont ni spontanées ni l'expression d'un ras-le-bol.
Elles sont savamment planifiées parce qu'elles ont un but. Israël piaffe d'impatience d'en découdre avec le Hezbollah et puisque Tel-Aviv ne peut faire la guerre en même temps aux Palestiniens, au Hezbollah et à la Syrie, son souhait est que Damas se retire. Une fois le Liban à découvert, Israël aura carte blanche pour l'envahir et y faire ce qu'elle veut. J'ai appelé cet officier sénégalais il y a deux jours pour lui rappeler notre conservation.
Malheureusement, il était passé à autre chose. Son stage ne lui a servi à rien.

J'espère vraiment qu'un jour, les Africains auront conscience de la force de l'union, de l'analyse et de l'anticipation. L'Histoire nous démontre que la coexistence entre peuples a toujours été et sera toujours un rapport de force.
Le jour où vous aurez votre arme nucléaire comme la Chine et l'Inde, vous pourrez vous consacrer tranquillement à votre développement. Mais tant que vous aurez le genre de dirigeants que je rencontre souvent, vous ne comprendrez jamais que le respect s'arrache par l'intelligence et la force.

Je ne suis pas optimiste. Car, si demain l'Union africaine ou la CEDEAO décide de créer un Institut africain d'études stratégiques crédible et fiable, les personnes qui seront choisies se précipiteront en Occident pour apprendre notre manière de voir le monde et ses enjeux. Or, l'enjeu est autre, il s'agit de développer leur manière de voir le monde, une manière africaine tenant compte des intérêts de l'Afrique. Alors, les fonctionnaires qui seront là, à statut diplomatique, surpayés, inefficaces et incapables de réfléchir sans l'apport des experts occidentaux se contenteront de faire du copier-coller, ce sera un autre parmi les multiples gâchis du continent.

Avant que vos ministères des Affaires étrangères ne fassent des analyses sur la marche du monde, ils feraient mieux d'en faire d'abord pour votre propre intérêt ».


27 juillet 2006
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Tuesday, September 05, 2006

Lord of War intro...No comments

Can't find the words to comment it. Is it just human being?just one world living and the other surviving?I don't know what to say Lire la suite...

Sunday, August 13, 2006

Nous, cinéastes Israéliens

























Nous, cineastes israéliens, saluons tous les cineastes arabes réunis à Paris pour la Biennale du cinema arabe. A travers vous, nous voulons envoyer un message d'amitié et de solidarité à nos collegues Libanais et Palestiniens qui sont actuellement assiégés et bombardés par l'armée de notre pays.
Nous nous opposons categoriquement à la brutalité et à la cruauté de la politique israélienne, qui a atteint de nouveaux sommets au cours des dernières semaines. Rien ne peut justifier la poursuite de l'occupation , de l'enfermement et de la repression en Palestine. Rien ne peut justifier le bombardement de populations civiles et la destruction d'infrastuctures au Liban et dans la bande de Gaza.

Permettez nous de vous dire que vos films, que nous nous efforcons de voir et de faire circuler autour de nous, sont tres importants à nos yeux. Ils nous aident à vous connaître et à vous comprendre. Grace à ces films, les hommes, les femmes et les enfants qui souffrent à Gaza, à Beyrouth, et partout où notre armée déploie sa violence, ont pour nous des noms et des visages. Nous voulons vous en remercier, et vous encourager à continuer de filmer, malgré toutes les difficultés .

Quant à nous, nous nous engageons à continuer d'exprimer, par nos films, nos prises de paroles et nos actions personelles, notre opposition catégorique à l'occupation et notre désir de liberté, de justice et d'égalité pour tous les peuples de la région.

Nurith Aviv / Ilil Alexander / Adi Arbel / Yael Bartana / Philippe Bellaiche / Simone Bitton / Michale Boganim / Amit Breuer / Shai Carmeli-Pollack / Sami S. Chetrit / Danae Elon / Anat Even / Jack Faber / Avner Fainguelernt / Ari Folman / Gali Gold / BZ Goldberg / Sharon Hamou / Amir Harel / Avraham Heffner / Rachel Leah Jones / Dalia Karpel / Avi Kleinberger / Elonor Kowarsky / Edna Kowarsky / Philippa Kowarsky / Ram Loevi / Avi Mograbi / Jud Neeman / David Ofek / Iris Rubin / Abraham Segal / Nurith Shareth / Julie Shlez / Eyal Sivan / Yael Shavit / Eran Torbiner / Osnat Trabelsi / Daniel Waxman / Keren Yedaya

Source: Babelmed.net

PS: Le film en affiche (Pour un seul de mes deux yeux), est une sorte de voyage dans la réalité Israélo-Palestinienne. Il a été réalisé par le très courageux Avi Mograbi, qui n'hésite pas dans une scène à se frotter aux jeunes recrues de Tsahal qui bloque un barrage à une grand-mère palestinienne en pleurs, et à des enfants qui veulent aller à l'école de l'autre côté. Lire la suite...

Sunday, July 16, 2006

Fritz Lang's " The Woman in the window"




Je viens de rentrer du cinéma, oû j'ai eu le plaisir de voir " The woman in the window" de Fritz Lang (1945).

Après "Le testament du Dr Mabuse" et "M le Maudit", je découvre de plus en plus F.Lang comme le maitre du cinéma à suspens.
Bon ok, [ Baptiste de passage dit que ça ne sert à rien d'en parler....le meilleur moyen serait de dire :il est génial ce film, allez le voir], mais non pas la peine d'aller le voir...il faudrait aller voir tous les F.Lang...carrèment plus compliqué :-)

Tout ce que que j'en retiens, c'est que pour comprendre les films actuels, il faut absolument remonter à la source, aux sources...connaitre l'histoire du cinéma, et Fritz Lang en fait partie, il l'a même écrite. J'ai ressenti son influence sur "Usual Suspects" (par le mélange - à la fin du film - des personnages fictifs et réels...c'est surement trop en dire....de toutes les façons n'allez pas voir ce film...étudiez le.c'est un cours de cinéma; plutôt un plaisir de cinéma.

Je parlais de l'influence sur Bryan singer pour "Usual suspects", mais on y entrevoit aussi certaines idées reprises dans "Match Point" (W.Allen), je pense au dénouement "inattendu" auquel on s'attend :-))

N'allez pas voir ce film, remontez juste à la source du cinéma actuel, il n'est pas toujours aussi innovateur ou original, comme on pourrait le penser quelques fois.

Aujourd'hui, je pense juste qu'il faudrait - et dans tous les domaines - ne voir ou ne penser les choses que par rapport à leur dimension historique...l'histoire du Cinéma, l'histoire de la musique, l'histoire des arts, l'histoire des religions...notre histoires, nos histoires. Lire la suite...

Friday, June 16, 2006

à la recherche de nos origines - Interview.




Day to Day, April 13, 2005 ·
On Wednesday, the National Geographic Society in partnership with IBM is launching the "Genographic Project" -- a five-year effort to collect and analyze more than 100,000 DNA samples in order to trace the origins and movement of the human race.

Dr. Spencer Wells, the program's director and a Society "explorer-in-residence," tells NPR's Alex Chadwick the Genographic Project will be the largest and most comprehensive public database of anthropological genetic information ever compiled. He calls the DNA molecule a "time machine" that can answer the most basic questions of human history: Where did I come from, and how did I get here?

"DNA can help us go all the way back to the beginning," he says. "We can go back to the very early days of our species, to infer where we come from and how we got to where we live today."

By studying patterns in DNA, scientists will be able to map the migration of the human species -- and may pinpoint where the original humans came from in Africa, and how humans spread and diversified as they moved to distant parts of the globe.

Wells says some ethnic groups, like the San Bushmen of Namibia, have retained closer genetic lineages to the earliest humans. But in spite of the tremendous diversity of human beings, we are all "effectively members of an extended family.

"The amazing thing to come out of all of this is how closely related we all are," Wells says. "We share a common ancestor -- a man who lived in Africa around 60,000 years ago. That's only about 2,000 generations."

Eventually, those who volunteered their own DNA for the project will be able to go to a Web site to discover what Wells calls a "personal journey."

"You're going to be able to... figure out the journey of your Y chromosome if you're male, and the mitochondrial DNA

if you're female -- the journey your ancestors took from those very early days in Africa to where you live today," he says. Lire la suite...

Saturday, June 10, 2006

Che ora è..in sicilia??
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Friday, June 09, 2006

SO TIRED...




Im so tired nowadays...but just wanted to see this wonderful picture on the blog Lire la suite...

Thursday, June 01, 2006

il faut sauver le soldat LAHCEN


Un Marocain à sauver, perdu loin de chez lui, de sa famille, de sa terre...il cherchait de meilleures conditions de vie, et voulait arriver en Australie.


A cause d'une maladie endémique,il est dans un lit d'hopital à Port-Moresby en Papouasie Nouvelle-Guinée, Tétraplégique, et avec de graves troubles neurologiques.



S'il vous plaît: Passez le message, et visitez le forum (lien dans le titre) Lire la suite...

Tuesday, May 30, 2006

Palestine and Israel peacefully on top of the world



L'alpiniste israélien David «Doudou» Yfrah vient de réussir une grande première. Il a planté les deux drapeaux israélien et palestinien au sommet de l'Everest. Membre d'une équipe de dix grimpeurs originaires de sept pays, il a fait cette escalade au nom de la paix dans le monde.

source: lematin.ma...pour une fois Lire la suite...

Monday, May 22, 2006


Bslama a Hicham, thanx for all the joys :-) Posted by Picasa Lire la suite...

Sunday, May 21, 2006

(-:-------------------Passeurs d'ESPOIR-------------------:-)



ps: thx amigo...let's do it Lire la suite...

Sunday, May 14, 2006

Corruption...quand tu nous tiens!!!


Source: leconomiste.com Posted by Picasa Lire la suite...