Monday, October 20, 2008

Balkan Beat Box



Incredible concert in Strasbourg last Saturday, Balkan Beat Box are "GENIUSES".Full of energy, a fusion between so much influences just make u wanna JUMP EVERYWHERE. Sound is great and makes u travel the world.


Ici, sur le site du groupe se trouve un documentaire de 5 min réalisé par Arte, dans l'émission "Tracks".
Voici ensuite 2 vidéos provenant de Youtube, la 1ère est un montage live où on voit que çA boooouge, et que ça va dans tous les sens, et la 2ème est tout juste géniale à écouter.







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Sunday, October 19, 2008

Orhan Pamuk




" Il y a un rapport de cause à effet entre le fait qu'une société soit fermée sur le plan politique et qu'elle le soit aussi dans sa façon de tolérer les relations amoureuses"











" (...) Ces sujets, de même que les crimes d'honneur
- qui ne concernent pas que l'Anatolie profonde -
, sont abordés entre les lignes de ce livre.
Je n'ignorais pas toutes ces réalités auparavant,
mais je n'aurais pas pu écrire sur ce sujet lorsque
j'avais 30 ans. Les années passant et la Turquie
s'ouvrant, ON PEUT DESORMER PARLER DE TOUT.
C'est ainsi que nous avons appris à regarder d'avantage au
fond des choses. Maintenant, je suis beaucoup
plus à l'aise pour réfléchir et écrire sur ces sujets qui,
par le passé n'étaient évoqués que par allusion."


Orhan Pamuk - Prix nobel de Littérature 2006
extrait d'une interview réalisée par Banu Güven
(NTVMSNBC.com) et reprise dans le Courrier international
numéro 936 Lire la suite...

Sunday, October 12, 2008

Forza CALCIO - Tutti per Borgonovo

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Wednesday, October 08, 2008

Interview Dr. Bernard Seguin - Membre du Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat



Le GIEC c'est lui, lui et 600 autres. Le GIEC est une fourmilière, et ils en sont les fourmis.

Entretien avec Bernard Seguin, un des chercheurs bénévoles du panel intergouvernemental sur l'évolution du climat co-lauréats du dernier prix Nobel de la paix avec Al Gore.



Il y a eu des difficultés lors de votre déplacement pour la conférence et vous avez mis presque 10h avant d'arriver, cela ne vous contrarie pas?
Exposer mon travail est très important pour moi et j'essaie d'être le plus utile possible en présentant les résultats officiels au plus de gens que je peux.
J'ai déjà eu plusieurs mésaventures comme ça, mais en fin de compte je suis tout à fait satisfait quand j'arrive à transmettre mon message.
« (...) même quand on m'invite à une réunion d'agriculteurs au fin fond de la France pour parler du changement climatique, j'y vais. Si je ne le fais pas, qui le ferait?»

Parlons-en, comment avez-vous commencé l'aventure du GIEC?
Un ami chercheur y a participé auparavant, et je trouvais cette expérience enrichissante même si ce n'était pas vraiment bien vu à ce moment là.
Vers l'an 2000, j'ai candidaté auprès du représentant du panel en France, et j'ai obtenu un poste au sein du groupe 2, qui s'occupe d'étudier les impacts, la vulnérabilité et l'adaptation au changement climatique.

Comment se déroule alors le travail concrètement?
C'est un énorme travail de collecte d'informations scientifiques, d'analyses de données, de comparaison, d'interprétation et de mises à jour. C'est un va et vient permanent, qui dure jusqu'à 4 ans . On en sort avec 3000 pages au bout que personne ne lit, puisque c'est un résumé plus comestible de 30 pages qui est présenté aux décideurs et à la presse.

Comment avez-vous vécu la reconnaissance de votre travail par l'obtention du prix Nobel?
Le premier jour de l'annonce du prix, seul Al Gore a été cité sur certaines chaines, on ne connaissait même pas vraiment le GIEC à ce moment là. Disons que lui il en a la moitié et l'autre moitié est partagée entre les 600 chercheurs. (souriant) On en a alors chacun le 1/1200e .

Y a t-il un couple GIEC/GORE ou du moins une collaboration?
Oui, en quelque sorte. J'ai appris par des amis du GIEC qu'une dizaine de scientifiques travaillent avec lui, et une bonne partie d'entre eux fait partie du panel.

Comment réagissez-vous aux attaques des sceptiques?
On ne réagit pas vraiment. Il n'y a pas de décisions officielles quant à notre réaction et peut-être même que ça nous desservirait. On donne des réponses ponctuelles, la crédibilité de certains sceptiques étant déjà mise en cause du fait de leur difficulté à publier des résultats fiables dans des revues scientifiques à comité de lecture.



Propos recueillies le 07.10.08.3n9
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Bernard Seguin est Directeur de recherches à l'INRA-Avignon.
Il fait partie des 10 auteurs principaux du chapitre 1, réalisé par le Groupe de travail 2 du GIEC:
«Assessment of observed changes and responses in natural and managed systems. » http://www.ipcc-wg2.org/ Lire la suite...

Sunday, October 05, 2008

Reprenons la traduction vers l'Arabe...












.......to be continued Lire la suite...

Monday, September 29, 2008



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Saturday, September 27, 2008

Have a nice trip

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Sunday, September 21, 2008

Food Supply

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Wednesday, September 17, 2008

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Wednesday, September 10, 2008

Comment fut inventé le peuple juif ?















Déconstruction d’une histoire mythique

Les Juifs forment-ils un peuple ? A cette question ancienne, un historien israélien apporte une réponse nouvelle. Contrairement à l’idée reçue, la diaspora ne naquit pas de l’expulsion des Hébreux de Palestine, mais de conversions successives en Afrique du Nord, en Europe du Sud et au Proche-Orient. Voilà qui ébranle un des fondements de la pensée sioniste, celui qui voudrait que les Juifs soient les descendants du royaume de David et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars.

Par Shlomo Sand




Tout Israélien sait, sans l’ombre d’un doute, que le peuple juif existe depuis qu’il a reçu la Torah (1) dans le Sinaï, et qu’il en est le descendant direct et exclusif. Chacun se persuade que ce peuple, sorti d’Egypte, s’est fixé sur la « terre promise », où fut édifié le glorieux royaume de David et de Salomon, partagé ensuite en royaumes de Juda et d’Israël. De même, nul n’ignore qu’il a connu l’exil à deux reprises : après la destruction du premier temple, au VIe siècle avant J.-C., puis à la suite de celle du second temple, en l’an 70 après J.C.

S’ensuivit pour lui une errance de près de deux mille ans : ses tribulations le menèrent au Yémen, au Maroc, en Espagne, en Allemagne, en Pologne et jusqu’au fin fond de la Russie, mais il parvint toujours à préserver les liens du sang entre ses communautés éloignées. Ainsi, son unicité ne fut pas altérée. A la fin du XIXe siècle, les conditions mûrirent pour son retour dans l’antique patrie. Sans le génocide nazi, des millions de Juifs auraient naturellement repeuplé Eretz Israël (« la terre d’Israël ») puisqu’ils en rêvaient depuis vingt siècles.

Vierge, la Palestine attendait que son peuple originel vienne la faire refleurir. Car elle lui appartenait, et non à cette minorité arabe, dépourvue d’histoire, arrivée là par hasard. Justes étaient donc les guerres menées par le peuple errant pour reprendre possession de sa terre ; et criminelle l’opposition violente de la population locale.

D’où vient cette interprétation de l’histoire juive ? Elle est l’œuvre, depuis la seconde moitié du XIXe siècle, de talentueux reconstructeurs du passé, dont l’imagination fertile a inventé, sur la base de morceaux de mémoire religieuse, juive et chrétienne, un enchaînement généalogique continu pour le peuple juif. L’abondante historiographie du judaïsme comporte, certes, une pluralité d’approches. Mais les polémiques en son sein n’ont jamais remis en cause les conceptions essentialistes élaborées principalement à la fin du XIXe siècle et au début du XXe.

Lorsque apparaissaient des découvertes susceptibles de contredire l’image du passé linéaire, elles ne bénéficiaient quasiment d’aucun écho. L’impératif national, telle une mâchoire solidement refermée, bloquait toute espèce de contradiction et de déviation par rapport au récit dominant. Les instances spécifiques de production de la connaissance sur le passé juif — les départements exclusivement consacrés à l’« histoire du peuple juif », séparés des départements d’histoire (appelée en Israël « histoire générale ») — ont largement contribué à cette curieuse hémiplégie. Même le débat, de caractère juridique, sur « qui est juif ? » n’a pas préoccupé ces historiens : pour eux, est juif tout descendant du peuple contraint à l’exil il y a deux mille ans.

Ces chercheurs « autorisés » du passé ne participèrent pas non plus à la controverse des « nouveaux historiens », engagée à la fin des années 1980. La plupart des acteurs de ce débat public, en nombre limité, venaient d’autres disciplines ou bien d’horizons extra-universitaires : sociologues, orientalistes, linguistes, géographes, spécialistes en science politique, chercheurs en littérature, archéologues formulèrent des réflexions nouvelles sur le passé juif et sioniste. On comptait également dans leurs rangs des diplômés venus de l’étranger. Des « départements d’histoire juive » ne parvinrent, en revanche, que des échos craintifs et conservateurs, enrobés d’une rhétorique apologétique à base d’idées reçues.
Le judaïsme, religion prosélyte

Bref, en soixante ans, l’histoire nationale a très peu mûri, et elle n’évoluera vraisemblablement pas à brève échéance. Pourtant, les faits mis au jour par les recherches posent à tout historien honnête des questions surprenantes au premier abord, mais néanmoins fondamentales.

La Bible peut-elle être considérée comme un livre d’histoire ? Les premiers historiens juifs modernes, comme Isaak Markus Jost ou Leopold Zunz, dans la première moitié du XIXe siècle, ne la percevaient pas ainsi : à leurs yeux, l’Ancien Testament se présentait comme un livre de théologie constitutif des communautés religieuses juives après la destruction du premier temple. Il a fallu attendre la seconde moitié du même siècle pour trouver des historiens, en premier lieu Heinrich Graetz, porteurs d’une vision « nationale » de la Bible : ils ont transformé le départ d’Abraham pour Canaan, la sortie d’Egypte ou encore le royaume unifié de David et Salomon en récits d’un passé authentiquement national. Les historiens sionistes n’ont cessé, depuis, de réitérer ces « vérités bibliques », devenues nourriture quotidienne de l’éducation nationale.

Mais voilà qu’au cours des années 1980 la terre tremble, ébranlant ces mythes fondateurs. Les découvertes de la « nouvelle archéologie » contredisent la possibilité d’un grand exode au XIIIe siècle avant notre ère. De même, Moïse n’a pas pu faire sortir les Hébreux d’Egypte et les conduire vers la « terre promise » pour la bonne raison qu’à l’époque celle-ci... était aux mains des Egyptiens. On ne trouve d’ailleurs aucune trace d’une révolte d’esclaves dans l’empire des pharaons, ni d’une conquête rapide du pays de Canaan par un élément étranger.

Il n’existe pas non plus de signe ou de souvenir du somptueux royaume de David et de Salomon. Les découvertes de la décennie écoulée montrent l’existence, à l’époque, de deux petits royaumes : Israël, le plus puissant, et Juda, la future Judée. Les habitants de cette dernière ne subirent pas non plus d’exil au VIe siècle avant notre ère : seules ses élites politiques et intellectuelles durent s’installer à Babylone. De cette rencontre décisive avec les cultes perses naîtra le monothéisme juif.

L’exil de l’an 70 de notre ère a-t-il, lui, effectivement eu lieu ? Paradoxalement, cet « événement fondateur » dans l’histoire des Juifs, d’où la diaspora tire son origine, n’a pas donné lieu au moindre ouvrage de recherche. Et pour une raison bien prosaïque : les Romains n’ont jamais exilé de peuple sur tout le flanc oriental de la Méditerranée. A l’exception des prisonniers réduits en esclavage, les habitants de Judée continuèrent de vivre sur leurs terres, même après la destruction du second temple.

Une partie d’entre eux se convertit au christianisme au IVe siècle, tandis que la grande majorité se rallia à l’islam lors de la conquête arabe au VIIe siècle. La plupart des penseurs sionistes n’en ignoraient rien : ainsi, Yitzhak Ben Zvi, futur président de l’Etat d’Israël, tout comme David Ben Gourion, fondateur de l’Etat, l’ont-ils écrit jusqu’en 1929, année de la grande révolte palestinienne. Tous deux mentionnent à plusieurs reprises le fait que les paysans de Palestine sont les descendants des habitants de l’antique Judée (2).

A défaut d’un exil depuis la Palestine romanisée, d’où viennent les nombreux Juifs qui peuplent le pourtour de la Méditerranée dès l’Antiquité ? Derrière le rideau de l’historiographie nationale se cache une étonnante réalité historique. De la révolte des Maccabées, au IIe siècle avant notre ère, à la révolte de Bar-Kokhba, au IIe siècle après J.-C, le judaïsme fut la première religion prosélyte. Les Asmonéens avaient déjà converti de force les Iduméens du sud de la Judée et les Ituréens de Galilée, annexés au « peuple d’Israël ». Partant de ce royaume judéo-hellénique, le judaïsme essaima dans tout le Proche-Orient et sur le pourtour méditerranéen. Au premier siècle de notre ère apparut, dans l’actuel Kurdistan, le royaume juif d’Adiabène, qui ne sera pas le dernier royaume à se « judaïser » : d’autres en feront autant par la suite.

Les écrits de Flavius Josèphe ne constituent pas le seul témoignage de l’ardeur prosélyte des Juifs. D’Horace à Sénèque, de Juvénal à Tacite, bien des écrivains latins en expriment la crainte. La Mishna et le Talmud (3) autorisent cette pratique de la conversion — même si, face à la pression montante du christianisme, les sages de la tradition talmudique exprimeront des réserves à son sujet.

La victoire de la religion de Jésus, au début du IVe siècle, ne met pas fin à l’expansion du judaïsme, mais elle repousse le prosélytisme juif aux marges du monde culturel chrétien. Au Ve siècle apparaît ainsi, à l’emplacement de l’actuel Yémen, un royaume juif vigoureux du nom de Himyar, dont les descendants conserveront leur foi après la victoire de l’islam et jusqu’aux temps modernes. De même, les chroniqueurs arabes nous apprennent l’existence, au VIIe siècle, de tribus berbères judaïsées : face à la poussée arabe, qui atteint l’Afrique du Nord à la fin de ce même siècle, apparaît la figure légendaire de la reine juive Dihya el-Kahina, qui tenta de l’enrayer. Des Berbères judaïsés vont prendre part à la conquête de la péninsule Ibérique, et y poser les fondements de la symbiose particulière entre juifs et musulmans, caractéristique de la culture hispano-arabe.

La conversion de masse la plus significative survient entre la mer Noire et la mer Caspienne : elle concerne l’immense royaume khazar, au VIIIe siècle. L’expansion du judaïsme, du Caucase à l’Ukraine actuelle, engendre de multiples communautés, que les invasions mongoles du XIIIe siècle refoulent en nombre vers l’est de l’Europe. Là, avec les Juifs venus des régions slaves du Sud et des actuels territoires allemands, elles poseront les bases de la grande culture yiddish (4).

Ces récits des origines plurielles des Juifs figurent, de façon plus ou moins hésitante, dans l’historiographie sioniste jusque vers les années 1960 ; ils sont ensuite progressivement marginalisés avant de disparaître de la mémoire publique en Israël. Les conquérants de la cité de David, en 1967, se devaient d’être les descendants directs de son royaume mythique et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars. Les Juifs font alors figure d’« ethnos » spécifique qui, après deux mille ans d’exil et d’errance, a fini par revenir à Jérusalem, sa capitale.

Les tenants de ce récit linéaire et indivisible ne mobilisent pas uniquement l’enseignement de l’histoire : ils convoquent également la biologie. Depuis les années 1970, en Israël, une succession de recherches « scientifiques » s’efforce de démontrer, par tous les moyens, la proximité génétique des Juifs du monde entier. La « recherche sur les origines des populations » représente désormais un champ légitimé et populaire de la biologie moléculaire, tandis que le chromosome Y mâle s’est offert une place d’honneur aux côtés d’une Clio juive (5) dans une quête effrénée de l’unicité d’origine du « peuple élu ».

Cette conception historique constitue la base de la politique identitaire de l’Etat d’Israël, et c’est bien là que le bât blesse ! Elle donne en effet lieu à une définition essentialiste et ethnocentriste du judaïsme, alimentant une ségrégation qui maintient à l’écart les Juifs des non-Juifs — Arabes comme immigrants russes ou travailleurs immigrés.

Israël, soixante ans après sa fondation, refuse de se concevoir comme une république existant pour ses citoyens. Près d’un quart d’entre eux ne sont pas considérés comme des Juifs et, selon l’esprit de ses lois, cet Etat n’est pas le leur. En revanche, Israël se présente toujours comme l’Etat des Juifs du monde entier, même s’il ne s’agit plus de réfugiés persécutés, mais de citoyens de plein droit vivant en pleine égalité dans les pays où ils résident. Autrement dit, une ethnocratie sans frontières justifie la sévère discrimination qu’elle pratique à l’encontre d’une partie de ses citoyens en invoquant le mythe de la nation éternelle, reconstituée pour se rassembler sur la « terre de ses ancêtres ».

Ecrire une histoire juive nouvelle, par-delà le prisme sioniste, n’est donc pas chose aisée. La lumière qui s’y brise se transforme en couleurs ethnocentristes appuyées. Or les Juifs ont toujours formé des communautés religieuses constituées, le plus souvent par conversion, dans diverses régions du monde : elles ne représentent donc pas un « ethnos » porteur d’une même origine unique et qui se serait déplacé au fil d’une errance de vingt siècles.

Le développement de toute historiographie comme, plus généralement, le processus de la modernité passent un temps, on le sait, par l’invention de la nation. Celle-ci occupa des millions d’êtres humains au XIXe siècle et durant une partie du XXe. La fin de ce dernier a vu ces rêves commencer à se briser. Des chercheurs, en nombre croissant, analysent, dissèquent et déconstruisent les grands récits nationaux, et notamment les mythes de l’origine commune chers aux chroniques du passé. Les cauchemars identitaires d’hier feront place, demain, à d’autres rêves d’identité. A l’instar de toute personnalité faite d’identités fluides et variées, l’histoire est, elle aussi, une identité en mouvement.
Shlomo Sand.

(1) Texte fondateur du judaïsme, la Torah — la racine hébraïque yara signifie enseigner — se compose des cinq premiers livres de la Bible, ou Pentateuque : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome.

(2) Cf. David Ben Gourion et Yitzhak Ben Zvi, « Eretz Israël » dans le passé et dans le présent (1918, en yiddish), Jérusalem, 1980 (en hébreu) et Ben Zvi, Notre population dans le pays (en hébreu), Varsovie, Comité exécutif de l’Union de la jeunesse et Fonds national juif, 1929.

(3) La Mishna, considérée comme le premier ouvrage de littérature rabbinique, a été achevée au IIe siècle de notre ère. Le Talmud synthétise l’ensemble des débats rabbiniques concernant la loi, les coutumes et l’histoire des Juifs. Il y a deux Talmud : celui de Palestine, écrit entre le IIIe et le Ve siècle, et celui de Babylone, achevé à la fin du Ve siècle.

(4) Parlé par les Juifs d’Europe orientale, le yiddish est une langue slavo-allemande comprenant des mots issus de l’hébreu.

(5) Dans la mythologie grecque, Clio était la muse de l’Histoire.




Source: Le monde diplomatique - Aout 2008
NB: la photo provient du génialissime "face2faceproject" (lien dans le titre) Lire la suite...

Friday, August 29, 2008

Valse avec Bachir

























Film d'animation très poignant et très cru.

D'anciens soldats Israéliens ayant participé au massacre de "Sabra et Chatila" (camps de réfugiés palestiniens au Liban) se souviennent...

ps: Chapeau au "Ministère israélien de la science, la culture et le sport" qui a participé à ce projet.

Un lien pour le site du film est dans le titre Lire la suite...

Irak : des livres, pas des bombes

Pour Nicholas D. Kristof, du New York Times, il est du devoir et de l’intérêt des Américains de s’assurer que les enfants des Irakiens qui ont fui leur pays aient droit à une éducation.
















Les secrets honteux de la guerre d’Irak ne sont pas à Bagdad ou à Bassora mais dans les quartiers mal famés de Damas ou les bidonvilles d’Amman-Est. Les quelque 2 millions d’Irakiens réfugiés dans les pays voisins sont les nouveaux Palestiniens, la diaspora arabe du XXIe siècle qui menace la stabilité de la région.
Beaucoup d’enfants ne reçoivent aucune éducation, et les filles sont parfois contraintes à la prostitution, en particulier à Damas.
Sans le sou, sans statut, mal accueillis, ces Irakiens sont au Moyen-Orient une nouvelle bombe à retardement dont personne ne s’occupe, ni même se soucie. Les faucons américains préfèrent s’intéresser aux problèmes sécuritaires et sont prêts à investir des milliards de dollars dans des bases militaires permanentes. Il serait plus simple de combattre l’extrémisme en finançant la scolarité des enfants des réfugiés pour s’assurer qu’ils aient au moins droit à une éducation et ne se retrouvent pas sans emploi, encore plus marginalisés.

Nous, les Américains, nous avons semé la désolation en Irak et nous avons une responsabilité morale à l’égard de ceux dont nous avons brisé la vie. Leur venir en aide est aussi de notre intérêt, car nous regretterons notre aveuglement si nous laissons les jeunes réfugiés irakiens croupir sans formation et sans métier. « Mon mari et moi, nous ne pouvons plus envoyer nos enfants à l’école », explique Yousra Chaker, un professeur d’anglais qui a fui l’Irak et s’est réfugié en Jordanie quand son fils de 15 ans a reçu une balle dans la jambe lors d’une tentative d’enlèvement. « Nous ne pouvons plus payer les frais de scolarité ni supporter les agressions des élèves jordaniens. » Yousra appartient à une famille chrétienne, mais la plupart des réfugiés d’Irak sont des sunnites, dont certains ont parfois ouvert le feu sur les Américains ou se sont battus contre les chiites.
Les réfugiés irakiens n’ont droit à aucune assistance parce que c’est un problème que presque tout le monde veut cacher. La Syrie et la Jordanie craignent qu’ils s’incrustent indéfiniment si on leur vient en aide.
Les États-Unis ne veulent pas entendre parler d’une situation dont ils sont responsables, et les dirigeants chiites d’Irak se soucient peu des sunnites ou des chrétiens chassés de chez eux par les milices chiites. « C’est une des plus graves crises humanitaires ¬actuelles, estime Michael Kocher, un expert du Comité de sauvetage international. Elle n’est pratiquement pas suivie par le Conseil de sécurité des Nations unies, ce qui est, à mes yeux, un scandale et une mauvaise stratégie. »

Il est facile de reprocher aux pays voisins comme la Syrie et la Jordanie de ne pas mieux accueillir les réfugiés irakiens. Mais, même à contrecœur, ils les ont laissés s’installer, malgré le coût que cela représente et le risque politique. Il est difficile d’évaluer leur nombre, mais ils peuvent représenter 8 % d’une population jordanienne d’environ 6 millions d’habitants. La famille jordanienne moyenne, très hostile à la guerre d’Irak, supporte un coût annuel qui approche 1 000 dollars par an.
En revanche, l’an dernier, il n’y avait aux États-Unis que 1 608 Irakiens. Les Européens font un peu mieux, mais ils considèrent que tout cela est la faute des Américains et que ceux-ci doivent faire le premier geste. Un rapport d’Amnesty International dénonce l’indifférence ¬générale.
Nous avons déjà vu, avec les Palestiniens, comment un afflux de réfugiés peut déstabiliser une région pendant des décennies. Si la Jordanie connaissait le même sort, ce serait une catastrophe. Le meilleur moyen de l’empêcher n’est pas de lui donner des hélicoptères Blackhawk, mais de distribuer des bourses et de construire des écoles. Si nous laissons s’enliser la crise des réfugiés irakiens, nous nous condamnerons à endurer leur haine pendant des décennies. Donner une éducation à des Irakiens est peut-être moins glorieux que de les bombarder, mais les résultats seront certainement plus positifs.


Source : jeune afrique 24/08/08 Lire la suite...

Tuesday, August 26, 2008

Strangers- short film

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Thursday, April 24, 2008

Zimbabwe arms shipment returns to China













Source:The Guardian.co.uk Lire la suite...

Monday, March 31, 2008

Tree of Life - Mozambique








































De nouveau les images et la vidéo parlent d'elles mêmes.
Si vous avez la chance de visiter le British Museum à Londres, faites un petit détour au sous-sol, visitez l'art contemporain africain.
Le Tree of Life est un projet magnifique, rendre les ARMES qui ont servi durant la guerre civile mozambicaine INUTILISABLES.En resortir de la vie, le Tree of Life rend le métal à la terre.

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Chi n'har ybane / On le reverra











RACHID BADOURI
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Friday, February 29, 2008

Une Egyptienne, première femme musulmane à pouvoir sceller des mariages

La nomination cette semaine en Egypte de la première femme musulmane à pouvoir sceller un mariage religieux obligatoire a immédiatement déclenché une polémique.




Amal Soliman, 32 ans, diplômée en droit, est ainsi devenue la première femme "maazoun", un métier notarial qui a toujours été, de mémoire islamique, exercé par un homme.
"J'étais sûre d'être nommée car j'avais plus de compétences que mes concurrents mâles", a dit à la presse cette mère de trois enfants, originaire d'un petit village proche de Charkeya, dans le Delta.
Mais qu'elle soit parvenue à occuper une telle position à Zagazig, un chef-lieu de gouvernorat, également dans le nord de l'Egypte, n'a pas encore levé les doutes et oppositions.
Le ministre de la Justice, Mamduh Meri a appuyé lui cette décision, mais celle-ci reste contestée par des dignitaires musulmans de l'université d'Al-Azhar, la plus haute autorité sunnite.
"Il n'existe pas de textes religieux interdisant à une musulmane d'être maazoun", a admis à l'AFP Cheikh Fawzi al-Zafzaf, vice-président de l'université d'Al-Azhar.

"Mais quand la femme est en période de menstruation, elle n'a pas le droit d'entrer dans les mosquées, ni de lire le Coran. C'est pourquoi que déconseillons d'avoir une femme maazoun", s'empresse-t-il d'ajouter.
Des mariages peuvent se conclure dans une mosquée, à la demande de certaines familles, et des versets du Coran doivent être lus lors de la cérémonie d'agrément entre les parties, parfois en l'absence de l'épousée.
Conformément aux rituels, c'est le père ou le frère aîné de la fiancée qui règle en son nom les formalités du contrat avec le futur gendre. Le maazoun scelle le mariage en joignant les mains des deux hommes.
"C'est haram (interdit) qu'une femme puisse mettre sa main sur celle d'un homme, Dieu ne l'a pas autorisé", lance Hamam Mohamed Mahmoud, interrogé dans une rue du Caire.
"Cela ne se fait pas d'avoir une femme au milieu d'hommes, c'est inacceptable...Dieu n'a pas autorisé cela", assure-t-il avec véhémence.
Pour un haut responsable d'Al-Azhar, Mahomet Mahmoud Hachem, doyen de la faculté des préceptes islamique, l'islam appelle certes "à l'égalité entre l'homme et la femme, surtout en ce qui concerne la foi et les bonnes actions".
"Mais aujourd'hui", a-t-il déclaré à l'hebdomadaire al-Ahram Hebdo," les femmes ont tendance à imiter l'Occident et à transgresser la loi islamique. Elles ne cessent de s'affranchir des contraintes sociales".
Une vision plus ouverte en faveur d'une femme maazoun est défendue par Ali al-Samman, un responsable laïc du dialogue interreligieux au sein d'institutions islamiques.
"Cela ne me choque pas du tout, c'est un métier strictement juridique, il s'agit de réciter certains versets du Coran et de conclure les mariages, une femme peut le faire", affirme-t-il à l'AFP.
Pour des femmes interrogées par l'AFP, il s'agit d'une évolution tout à fait normale qui établit l'égalité entre les sexe
"Pourquoi ne pas soutenir les femmes? Si elle peut être un exemple et si elle réussit dans son travail.. pourquoi pas? Moi, je suis pour une femme maazoun", s'exclame Shaoukiya Rawwash, une mère de six enfants, qui porte le voile islamique.
Mais si cette avancée a pu avoir lieu pour une tel poste lié au droit de la personne, il reste presque impensable qu'une musulmane puisse conduire une prière dans une mosquée comme imam.
"Une femme imam, c'est une chose tout autre que je laisse aux spécialistes le soin de débattre", dit prudemment Ali al-Samman.
En 2005, Amina Abdel Wadoud, une jeune femme qui vit aux Etats-Unis, avait pris l'initiative de diriger la prière, se positionnant comme la première femme imam.
Une pratique bannie par la majorité des sunnites et des chiites comme susceptible de "distraire" les hommes au moment de prier.

Source : www.jeuneafrique.com/

PS: Un lien supplémentaire est dans le titre
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Thursday, February 21, 2008

L.I.F.E

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Saturday, February 16, 2008

Des culs, pas des balles !














Des soldats israéliens ont été condamnés début février, non pour avoir tiré sur des civils palestiniens, mais pour leur avoir montré leurs fesses.


L’armée est en état de choc. Des soldats auraient montré leurs derrières aux Palestiniens occupés. Quelle honte ! Qui aurait pu croire que nos enfants, la chair de notre chair, étaient capables de telles abominations ?
Fait rare, une enquête disciplinaire a été rondement menée, et les culs (pardon, leurs propriétaires) ont été identifiés, jugés et condamnés à vingt et un jours de prison. Au trou !
Pourtant, il y a quelques semaines, un officier de police était jugé pour avoir grièvement blessé un civil désarmé en lui tirant dessus, comme ça, sans raison. Le policier s’est vu infliger une suspension de six mois et est donc ressorti du tribunal libre comme l’air.
S’il avait eu la cruauté de lui montrer son cul, nul doute qu’il serait allé illico en prison. Mais, dans sa mansuétude, il s’est contenté de lui tirer dessus. Certes, la victime était un Arabe. Mais ce détail n’est certainement pour rien dans la clémence du tribunal. Il n’y a pas de quoi être choqué que des soldats israéliens montrent leur cul. Cette gestuelle fessière est un moindre mal. Ce serait même une excellente idée de l’encourager et d’en faire un substitut légal et officiel à la litanie désagréable de nos actes de guerre.
Des culs, pas des balles ! Cette nuit, j’ai fait un rêve merveilleux. Un flash info annonçait qu’une unité d’élite avait fait un raid nocturne dans le camp de réfugiés de Qalandiya [nord de la Cisjordanie]. Les soldats, une fois arrivés au centre du camp, avaient baissé leurs pantalons et remué leurs derrières dans tous les sens. Et nos valeureux combattants ont pu rejoindre leur base sans avoir perdu un seul vêtement. Pas mal,non?
Mais, quand le même flash a annoncé que des membres du Djihad islamique, du Hamas et du Hezbollah s’étaient glissés dans des lieux publics et qu’au lieu de déclencher leurs ceintures d’explosifs ils avaient exhibé leurs beaux torses nus, j’ai hélas compris que je rêvais de la venue du Messie.
Bon, assez rigolé ! S’il y a quelque chose de révoltant dans l’“affaire des derrières”, ce n’est pas l’acte, mais le choc causé dans l’opinion, la mine grave affichée par nos officiers et les cris poussés par nos esprits bienpensants.
Les préposés à l’occupation, l’armée, le Shabak [services de sécurité intérieure] et la police commettent chaque jour des actes infiniment plus graves et scandaleux. Mais cela, à force de détourner le regard, nos belles âmes ne le voient pas. Alors, tout ce qu’il leur reste à voir, ce sont des culs. Honte à eux !

B. Michaël, Yediot Aharonot (extraits), Tel-Aviv

Source : Courrier international, Fev 2008 numéro 902 Lire la suite...

Thursday, October 18, 2007

Multi-touch interface

Incredible technology, doesn't it?
I would like to see it used for an auto-gps device, something like how to see yourself from "up",
from the sky. This would allow us to change or own point of view on the earth.
SEEING LIFE FROM ABOVE would - for me - change our behavior with the space all around.

- to be continued -

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