Monday, January 16, 2006

"Good night and good luck"

Georges Clooney fait un excellent travail de mémoire par ce film; Edward Murrow (et Fred Friendly) deux journalistes de CBS durant les années 50, ont tenu tête au sénateur McCarthy qui par sa chasse "aux sorcières" (les communistes installés aux états unis) se permettait toutes les censures, et tous ceux qui osaient faire face...étaient qualifiés d'ANTI-Patriotes (ça rappelle quelque chose non??).

Ed.Murrow résista, et par son émission en direct "see it now", réussi à remettre en question les méthodes de pression et d'investigation de McCarthy...jusqu'à le faire juger!!!

Le film commence par un speech de Ed.Murrow lors d'une cérémonie en son honneur, ses mots son terriblement d'actualité...il parle du rôle de la télévision qui peut être un vrai outil d'Education , d'Apprentissage, d'Informations, de Diffusion de la culture un outil de liberté, et non d'abrutissement…ce qu’elle est en grande partie maintenant.

Le message de G.Clooney est d’autant plus touchant, qu’il est très actuel, Ed.Murrow est souvent filmé en gros plan…il nous parle, il parle au monde.
Une de ces phrases était (à peu près) : « Il faut d’abord arriver à une justice et une liberté dans son propre pays, avant d’aller l’imposer aux autres… »
Ce film me rappelle l’idée de base de Michael Moore (Fahrenheit 911)…mais à force de crier, finalement on ne l’entend peut-être pas très bien, G.Clooney est plus subtil.

See it now

ps: un lien pour le site officiel est dans le titre


Last minute ps: ...this one of Ed.Murrow's tv speech during this period:

"We will not walk in fear, one of another. We will not be driven by fear into an age of unreason, if we dig deep in our history and our doctrine; and remember that we are not descended from fearful men. Not from men who feared to write, to speak, to associate, and to defend causes that were for the moment unpopular.
This is no time for men who oppose Senator McCarthy's methods to keep silent, or for those who approve. We can deny our heritage and our history, but we cannot escape responsibility for the result. There is no way for a citizen of a republic to abdicate his responsibilities. As a nation we have come into our full inheritance at a tender age. We proclaim ourselves, as indeed we are, the defenders of freedom, wherever it continues to exist in the world, but we cannot defend freedom abroad by deserting it at home. ...good night and good luck"
– See it Now broadcast, March 9, 1954 Lire la suite...

Current mood













just losing it sometimes (or forgottin it) :-( ....looking for it, to fly :-) Lire la suite...

Friday, December 30, 2005

Happy new year to everybody





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Sunday, December 18, 2005

a new era begins??...watch the dancing robots



Take a look @ this sony video!!!
Really impressive to see how these robots move...and dance :-)

ps:what u think, funny, exciting or...frightening?? Lire la suite...

Sunday, December 11, 2005

A Windsurfer named "Boujem3a Guilloul"


D'u know about Boujemaa Guilloul??U should :-)
Born in 84 in Swira, nowadays he's an international promising windsurfer!!!

Check on title link one of his Videos (be really patient when loading).

Source: "http://www.boujemaaguilloul.com" Lire la suite...

Tuesday, November 22, 2005

Conférence de Quitana-Murci



ça vous interesserais d'en savoir un peu plus sur les moyens qu'utilise la science pour comprendre notre histoire à tous??ou comment utiliser les techniques de biologie moléculaire pour étudier les origines de l'homme!!!

Voici une conférence qui a eu lieu à paris, elle a été filmé pour "cité-sciences"
Utilisez le lien (dans le titre), puis cliquez sur le petit lien video (la bobine de film - Il faut avoir RealPlayer) Lire la suite...

Sunday, November 20, 2005

A new start for me, pass another door 2 c

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Monday, October 31, 2005

Sachez que vous ne nous faites pas peur.

• Sachez que vous ne nous faites pas peur. Vous avez entre vos mains un état, une puissance formidable contre laquelle nous ne pouvons rien. Nous n'avons, pour notre part, que notre liberté d'écrire. En attendant que vous nous l'ôtiez tout à fait, sachez que nous en userons jusqu'au bout. Que nous continuerons à vous confondre, semaine après semaine. Que nous continuerons à vous mettre face à vos responsabilités, et à laisser le public vous juger. Il n'a déjà pas une opinion flatteuse de vous, mais continuez comme ça… Très vite, vous deviendrez les égaux d'un Driss Basri - votre maître hier, l'homme qui vous a tout appris, et que vous traînez lâchement dans la boue aujourd'hui.

• Sachez que vous faites reculer le Maroc. Et que vous ne faites que saboter ce roi que vous prétendez servir. Mohammed VI s'échine à trouver des solutions pour faire avancer son peuple et améliorer l'image du Maroc dans le monde. Avec plus ou moins de bonheur, mais lui, en tout cas, essaye de faire avancer les choses. Pendant ce temps, vous les faites reculer. En août, TelQuel avait titré sur les “100 raisons d'être optimiste pour le Maroc”. Elles sont toujours valables. Mais il y a aussi des raisons d'être pessimiste. Votre présence au pouvoir est au sommet de ces raisons.

• Et puisque nous parlons de TelQuel, allons-y franchement. Hlima Assali et Touria Bouabid, vous le savez bien, ne sont que des fétus de paille, des plaignantes-prétextes dont vous instrumentalisez la soif de justice (légitime) pour servir vos petits calculs (que vous croyez être de la grande politique). Au fond, ce que vous reprochez à la presse indépendante en général, et à TelQuel en particulier, c'est de ne pas être à votre botte. Oui, nous vous attaquons très souvent. Et vous le méritez. Oui, nous avons publié le salaire du roi. Et nous en sommes fiers. Oui, nous avons écrit que le roi avait besoin d'un conseiller en communication. Et nous le maintenons. Mais nous avons aussi écrit que la Moudawana, œuvre royale, était une avancée capitale. Et ça aussi, nous le maintenons. Nous avons écrit que le roi a rendu justice aux Amazighs. Et ça aussi, nous le maintenons. Nous avons écrit que l'IER, ou les grands chantiers comme Tanger Med, étaient une bouffée d'oxygène pour le Maroc. Et ça aussi, nous le maintenons. Comme nous maintenons, ne vous en déplaise, notre ligne éditoriale : souligner, avec plaisir, toutes les avancées ; critiquer, avec force, tous les reculs. Nous pourrions, dans un élan de vengeance contre votre acharnement, devenir des opposants acharnés et obstinés, “nous payer le système” sans nuances, toutes les semaines. Mais nous ne vous ferons pas ce plaisir. Notre force, c'est notre crédibilité, et notre sens de l'équilibre.
Aucun procès ne nous y fera renoncer.

Comptez sur nous, Messieurs, pour ne pas rester silencieux face à votre hold-up sur la démocratie. Vous avez l'état, la justice et la police entre vos mains. Nous avons notre bonne foi, et le soutien de tous les hommes et les femmes de bonne volonté. Nous ne cèderons pas. Nous nous battrons.

Ahmed Reda Benchemsi Lire la suite...

Wednesday, September 28, 2005

Afef Jnifen au Parlement italien ?



Après ses prises de position contre la xénophobie, l'ex-mannequin d'origine tunisienne est courtisé par la classe politique de la péninsule.
D'une beauté éblouissante, Afef Jnifen est à 41 ans le clou des soirées de la haute société italienne. Quoi de plus normal, pourrait-on dire, s'agissant d'un ex-mannequin que les grands couturiers comme Alaïa, Armani, Jean-Paul Gaultier ou Cavalli s'arrachaient et dont la silhouette court les magazines de mode ? De surcroît, elle anime des émissions de télévision et, ce qui ne gâche rien, elle est l'épouse de Marco Tronchetti Provera, l'entreprenant président de Telecom Italia et de Pirelli.

Mais il a suffi que la jeune femme d'origine tunisienne tienne des propos suggérant qu'elle pourrait entrer en politique pour qu'elle fasse la une des journaux et que les partis italiens, hormis ceux d'extrême droite, se disputent sa candidature pour les législatives prévues en 2006.
Jusque-là, celle que ses compatriotes italiens appellent par son prénom ne touchait à la politique que lors des débats télévisés autour de l'émigration auxquels elle est souvent conviée. « Je sais que je ne suis pas une émigrée ordinaire, a expliqué Afef à J.A.I. Je faisais partie du monde un peu frivole de la mode et de la télévision, mais mon éducation a fait que je suis très sensible aux problèmes des autres. » La Croix-Rouge italienne l'a nommée « ambassadrice pour la paix » et elle soutient une autre association humanitaire qui se charge de porter secours aux enfants en danger.
Pour défendre ses idées, Afef Jnifen se sert de sa notoriété en Italie : c'est la première fois dans l'histoire du pays qu'une jeune femme d'origine arabe y a acquis la célébrité comme mannequin et animatrice de télévision. Charismatique, intelligente, réputée pour sa forte personnalité, elle s'élève, à la télévision ou dans les journaux, contre la montée de la xénophobie et du racisme en Italie, notamment à l'égard des musulmans. Elle veut contribuer à une meilleure connaissance mutuelle entre les religions et appelle à la tolérance. Pour reprendre les mots du cinéaste italien Franco Zeffirelli dans le Corriere della Sera, Afef essaie de « construire un pont d'amitié et de compréhension ». Elle donne souvent aux Italiens leur propre exemple en matière d'émigration et les met en garde contre le mal de la généralisation qui consiste à juger un peuple à partir des méfaits de quelques-uns : « Vous avez été maltraités quand vous vous êtes installés ailleurs. En Amérique, vous avez amené avec vous la mafia, mais cela ne voulait pas dire que les Italiens étaient tous des mafieux. »
Afef Jnifen est choquée par les écrits de l'écrivain-journaliste Oriana Fallaci qui mène une campagne haineuse contre l'Islam, estimant que la présence des musulmans menace de transformer l'Europe en « Eurabia ». Et lorsque Marcello Pera, président du Sénat, exprime publiquement son accord avec les idées de Fallaci, Afef explose. Pera est en effet le numéro deux de l'État italien après le président de la République, dont il assurerait l'intérim en cas d'empêchement.
En septembre 2004, au cours d'un débat télévisé auquel elle participe avec Pera, elle lui dit publiquement qu'elle est outrée par ses positions. « Le lendemain, j'ai reçu un grand bouquet de fleurs avec les compliments du président du Sénat, raconte-t-elle. Ce jour-là, je me suis dit qu'il avait peut-être compris. » Mais, voilà, Pera, membre du parti Forza Italia de Silvio Berlusconi, récidive au mois d'août dernier et prononce à nouveau un discours islamophobe au meeting international de Rimini, dont le thème est pourtant « Pour l'amitié entre les peuples ». Il affirme que l'Europe est « menacée de métissage, notamment par l'immigration musulmane ».
Quelques jours plus tard, dans une interview au journal La Stampa, Afef lui répond ainsi : « Métissage ? Mon fils [né d'un premier mariage avec un avocat italien] et bon nombre d'Italiens comme lui sont des métis. Que va-t-on faire de tous ces métis en Italie et dans le monde ? Les jeter à la mer ?... »
Le 29 août, Afef est l'invitée d'honneur de la kermesse annuelle du parti centriste Union des démocrates pour l'Europe (Udeur) aux côtés du ministre des Affaires étrangères Gianfranco Fini et de l'ancien Premier ministre Giuliano Amato. Par solidarité, la foule l'accueille avec des pancartes portant l'inscription : « Nous sommes tous des métis ! » Dans la chaleur de la kermesse, Clemente Mastella, président de l'Udeur, exprime le souhait de voir Afef se présenter sous les couleurs de son parti aux élections de 2006. Elle répond : « Ce serait une bonne idée. » Et lorsqu'un autre dirigeant ajoute qu'il la verrait bien présidente du Sénat, elle reprend le fameux mot de Pera en disant : « Pourquoi pas ? Le Parlement deviendrait ainsi métis. »
Le lendemain, la presse titre « Afef entre en politique » ou « Afef contre Fallaci ». Après le coup médiatique de l'Udeur, les dirigeants des autres partis politiques du pays appellent Afef pour lui proposer de se présenter sur leurs listes. Opportuniste, le Premier ministre Berlusconi lui téléphone personnellement. : « Il m'a dit : "Je suis d'accord avec ce que vous faites. J'ai beaucoup d'admiration pour votre intelligence. Demain, je reçois le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. J'aimerais vous présenter et vous demander ce qu'on pourrait faire avec le monde arabe". »
Le lendemain, 2 septembre, Afef arrive à bord de son Alfa Romeo bleue au palais Chigi où elle prend le petit déjeuner avec Berlusconi et Erdogan. La presse y voit la confirmation de son engagement aux côtés du chef du gouvernement.
En fait, pour le moment, elle se contente d'être la « conseillère technique » de plusieurs partis politiques, à gauche comme à droite. « Allez-vous entrer pour de bon en politique ? lui avons-nous demandé. Pas maintenant, on verra l'évolution de la situation en Italie, répond Afef. Ce qui est sûr, c'est que je ne ferai rien sans l'autorisation de mon mari. » Et elle ajoute malicieusement, comme pour chatouiller davantage son adversaire, le président du Sénat : « Et si la politique m'appelle, je suis décidée à rendre le Parlement métis ! »

Italie - 18 septembre 2005- par Abdelaziz Barrouhi
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Friday, September 16, 2005


A Guardian article: "8 ways to change the world"..... Posted by Picasa Lire la suite...

"Reginaldo Ferraira de Silva - Il invente la littérature périphérique"

Repost à la demande générale :-)

Reginaldo Ferreira da Silva, dit Ferréz, 29 ans, écrivain, rappeur, provocateur. Fils d’un mécanicien et d’une employée de maison, il vit dans une favela de São Paulo. Ses romans, écrits dans un langage qui n’appartient qu’à lui, en ont fait un véritable auteur à succès au Brésil.

DE SÃO PAULO
Il est grand, gros et politiquement très incorrect, a beaucoup de charisme, est provocateur, poète… et rappeur. Il s’agit de Ferréz, 29 ans, qui vit à Capão Redonda (la favela la plus dangereuse de São Paulo) et parcourt le pays avec une énorme valise blanche. C’est un auteur à succès qui signe ses livres dans les grandes galeries commerciales ou les foires littéraires internationales, et un habitué des émissions de MTV. Cela ne l’empêche pas de continuer à vendre ses ouvrages de la main à la main en les sortant de sa valise magique. “Je suis un trafiquant de livres”, lance-t-il avec cet aplomb qui lui vaut de nouveaux fans partout où il va.
Paulo Lins, l’auteur de La Cité de Dieu (roman sorti en 1997 et adapté au cinéma par Fernando Meirelles et Katia Lund en 2002), peut dormir tranquille : il a, pour son trône de roi de la littérature marginale, un héritier digne de ce nom. Ferréz, qui n’a pas son pareil pour jongler avec les jargons malsonnants de la périphérie, est devenu un véritable phénomène mondial. A São Paulo, les gens portent des tee-shirts où s’étale sa prose. Et, comme il a la peau blanche, les critiques dont il bombarde la classe moyenne font encore plus mal. “Je vais en finir avec l’archétype du ‘Noir des favelas’. La pauvreté n’a pas de couleur”, déclare-t-il. Derrière ce parleur insolent se cache une plume contemporaine. Un calligraphe autodidacte et visionnaire, tout juste pourvu d’une éducation primaire. “Je n’ai aucune éducation littéraire. Mes plus grandes influences sont la bande dessinée, le hip-hop et la rue. Presque tous mes amis d’enfance ont été assassinés. Cela ne te suffit pas, comme formation ?” Sur un mode où se mêlent l’anecdote et l’épopée, il raconte son premier contact avec la littérature. “Je suis tombé sur une caisse pleine de livres chez un ami, dans ma favela. Personne ne savait ce qu’elle faisait là. J’ai commencé à lire en choisissant les ouvrages en fonction du dessin de la couverture.” C’est ainsi qu’il fait connaissance avec Herman Hesse (sa grande idole littéraire), Flaubert, John Fante et Charles Bukowski.
L’hétérogénéité de ses sources d’inspiration explique sans doute que les tableaux des favelas de São Paulo que brosse Ferréz dans ses deux romans, Capão pecado (éd. Labortexto, 2000) et Manual prático do odio (Editora Objetiva, 2003), soient à la fois sordides et empreints de lyrisme. Mais aussi de fraîcheur : les dialogues sont vivants et crédibles. “Je voulais faire une littérature qui parle de nous, de la zone Sud – une réalité que peu de gens connaissent”, souligne Ferréz. Sa façon de s’exprimer, en employant une giria (jargon) qui ne figure dans aucun dictionnaire, révèle une personnalité forgée dans des sous-sols urbains pestilentiels. “Dans mon quartier, le mot le plus vulgaire qu’on puisse prononcer est ‘chômage’”, précise-t-il. Ferréz, fervent promoteur du rap, a écrit des chansons pour des groupes aussi populaires que Facação, Central, Realidade urbana et Conceito moral. Il s’essaie également à ce que certains ont qualifié de “poésie hip-hop” – des vers incendiaires sur le quotidien de la périphérie, cuisinés aux rythmes de rap. Son album Determinação, auquel ont participé Chico César et Arnaldo Antunes, résume ses expérimentations littéraires et musicales. “Je pense que le hip-hop joue dans notre société le même rôle que les conteurs en Afrique ou en Asie. C’est une nouvelle forme de communication orale”, estime-t-il. Notre écrivain est un ennemi déclaré de la “musique populaire brésilienne”, connue au Brésil sous le nom de MPB. “J’en ai assez que l’on associe le rap à la violence”, poursuit-il. Fait-il de la littérature marginale ? “Marginale ? Je n’aime pas cette étiquette, répond-il. J’ai l’impression qu’au Brésil c’est plutôt l’élite, qui se déplace avec des gardes du corps dans des voitures blindées, qui est marginalisée. Je préfère parler de littérature périphérique.”
Bernardo Gutiérrez
source:La Vanguardia
Post du 14Mai2005
j'attends les comments
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Thursday, September 15, 2005

La Clef des songes, Magritte 1930.






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"La fameuse pipe...me l'a t-on assez reprochée!!Et pourtant...pouvez-vous la bourrer ma pipe? Non, n'est ce pas, elle n'est qu'une représentation.Donc si j'avais écrit sous mon tableau 'ceci est une pipe' j'aurais menti!" (René Magritte dans une interview en 1966). Magritte montre que toute image n'est qu'abstraction pure; sa formule d'image et de texte d'une grande simplicité relativise la réalité des images en soi./ source:Notice de salle (expo à la Fondation Beyeler à Bâle) - rédaction:Raphaël Bouvier Posted by Picasa Lire la suite...

1st AudioPost..pity 4 the sound!!!to improve

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"Smile M*********** smile" Lire la suite...
Rabbin au resto.Last part Posted by Picasa
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Rabbin au resto (img 7-8) Posted by Picasa
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Rabbin au resto (5-6) Posted by Picasa
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Encore un extrait de la meme BD...here an interesting satirical situation...in 2parts
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Extrait de la BD "Le chat du rabbin" 3.L'exode de Joann Sfar au passage :-) Posted by Picasa
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"De 740 à 1200, de Bagdad à Cordoue, le foisonnement culturel et l’amour de la vie forçaient le destin."

De 740 à 1200, de Bagdad à Cordoue, d’Abou Nawas à Ibn Rochd, un vent de liberté a soufflé sur le monde musulman. Les pouvoirs n’étaient pas plus libéraux qu’aujourd’hui, mais le foisonnement culturel et l’amour de la vie forçaient le destin.

Un million d’habitants, 70.000 juifs, des salons littéraires où l’on se déclare ouvertement impie, une vie nocturne mouvementée, des houris et éphèbes dans des maisons offertes à la luxure, des tavernes où le vin coule à flot… Où sommes-nous ? A Bagdad, à fin du VIIIème siècle (IIème de l’hégire). Treize siècles plus tard, on en est vraiment loin. à l’époque, Bagdad, à peine récupérée par la dynastie des Abbassides, est en ébullition. Dans le métissage qu'offre la ville médiévale, de plus en plus de poètes et de philosophes, quoique musulmans dans l’âme, prônent le droit de "disposer librement de leur corps et de leur esprit". Une longue tradition de libertins est née. Une histoire tortueuse s’ensuit. La parenthèse ne sera refermée définitivement qu’au XIIIème siècle, à l’autre bout du monde musulman, à Cordoue précisément, sous l’impulsion de fuqaha orthodoxes, relayés par la bigoterie des Almohades à Marrakech. En tentant, sept siècles plus tard, de revisiter cette parenthèse de scepticisme et de liberté, le philosophe égyptien Abderrahmane Badaoui s’est voulu optimiste : "Les mouvements sunnites et salafistes prennent la religion au mot. Ils constituent des moments de crise dans la vie spirituelle des musulmans. Dès que la communauté s’en sera débarrassée, elle pourra reprendre son évolution normale". Ce n’est pas encore le cas. Mais rien ne nous empêche, comme lui, de revisiter cette période où des individus libres ont bravé les interdits, profité parfois d’îlots de tolérance ou subi les pires persécutions. "Si tout cela a été possible à l’avénement des Abbassides, c’est parce qu’il y a eu d’un côté l'émergence d'un art d'écrire, voire de transgresser et, de l'autre, un laisser-faire des politiques qui ne cédaient pas toujours à la pression des fuqaha", estime l’écrivain Abdelfattah Kilito. Nous sommes, alors, à une époque où tout est encore possible. Les Omeyyades viennent d’être chassés du califat. L’alliance des mécontents fait arriver, pour la première fois des Perses aux postes de pouvoir. Il s’ensuit un métissage ethnique et intellectuel sans précédent. Bref, le cadre est adéquat pour la liberté de pensée. Libertin de la première heure, le poète Bachar Ibn Burd est l’exemple même du Perse pro-arabe. Il reçoit des femmes chez lui deux fois par semaine pour leur lire ses poèmes réputés sages et impudiques à la fois, évoquant leur intimité tout en flattant leurs sens. "à l’époque, même à Médine et à la Mecque, bastions de la vie religieuse, les odes à l'amour d’un Omar Ibn Abi Rabia, sont déclamées dans l’enceinte de la mosquée par un grand exégète du Coran", rapporte Driss Belmlih, spécialiste de la littérature abbasside. à Bassora, il y a alors un souk permanent où les plaisirs de la chair et du palais sont exposés au public. Les califes, des despotes éclairés, soufflent tout de même le chaud et le froid. Al Mahdi, par exemple, nomme un certain Abdeljabbar, vigile de l’orthodoxie religieuse contre les hérétiques. Il mène la vie dure aux écrivains qui se déclarent ouvertement immoraux. Son successeur Al Amine, en revanche, reçoit dans sa cour le plus subversif des poètes, Abou Nawas. Celui-ci y loue "la luxure comme mode de vie festif auquel tout le monde a accès". Le vin, l’éloge de l’homosexualité, tout y passe dans un langage plaisant. Mais tous les sérails n’ont pas la même tolérance à l’égard des écrivains à la moralité ou à la croyance douteuses. Ainsi en est-il d’Ibn Al Mouqaffaa, mazdéen converti à l’islam malgré lui. Même s’il juge dans ses écrits l’autorité religieuse arbitraire, il met ses opinions en sourdine. Son problème était de sortir indemne de la compagnie du prince. Nous sommes au milieu du IXème siècle. Un foisonnement culturel est initié à Bagdad par le calife Al Mamoun. En créant Dar Al Hikma (Maison de la sagesse, composée d'une bibliothèque et d'un centre de traduction), il permet un accès plus facile aux cultures persane et grecque. La porte est grande ouverte pour des débats sans fin sur l’unicité de Dieu, la genèse du monde et bien d’autres problématiques de haute volée. Mais face aux politiques qui ouvraient les portes de la culture, les oulémas veillaient au grain. "Même si les écrivains les plus athées voulaient braver les interdits, ils cherchaient souvent le meilleur moyen de s'en sortir sains et saufs", explique l’orientaliste Léo Strauss. Prenons le cas du philosophe muâtazilite Al Jahidh. Il écrivait toujours ses textes en forme de dialogues pour ne pas être pris au mot. Le philosophe Al Farabi, quoique rationaliste, ne disait-il pas que "la conformité avec les opinions de la communauté religieuse dans laquelle on a été élevé est une qualité indispensable pour la survie du futur philosophe ?" Mais tous les penseurs libres n’étaient pas aussi prudents. Ibn Riwandi, théologien et muâtazilite radical, pour ne citer que lui, n’y va pas par quatre chemins. Vers 860, il rejette ouvertement la révélation divine et refuse qu’un prophète, Mohamed en l’occurrence, veille par ses enseignements sur l’organisation de la société. Résultat, il est attaqué et persécuté par ses contemporains. Ses livres disparaissent subitement de la circulation. Trente ans plus tard, Sarkhassi, un élève du philosophe perse Al Kindi, est emprisonné puis tué en prison par le calife Moâtadid. Quel a été son tort ? Il faisait partie des épicuriens qui croyaient en Dieu et non en ses messagers. Pour lui, "Mohamed est un mythomane". Ces répressions n’ont pas empêché Mouhiedine Arrazi, penseur et médecin, de s’exprimer aussi ouvertement. Classé par Abderrahmane Badaoui parmi les athées de l’époque, il écrit, sans détours, que "la raison est l’unique lumière qui nous éclaire", que "Dieu n’est pas le seul éternel puisque la matière l’est aussi" et que "l’homme ne peut accepter de tutelle extérieure puisque sa réincarnation le renforce". Si Arrazi l'a échappé belle, Al Hallaj, lui, a subi la loi des gardiens de l’orthodoxie. Poète inclassable, il s’est placé hors de l’islam rituel et s'est positionné "new age" avant l'heure (pour lui Dieu est en chacun de nous et non dans les textes). Résultat ? Il a été décapité. Au Xème siècle, cette fin tragique est une exception dans l’univers des poètes. Ces derniers, quoique traités de zanadiqa (hérétiques) semblent plutôt tolérés. Aboul’âlaa Al Maari a beau s’en prendre aux oulémas, faisant d’eux les responsables de l’ignorance et de la corruption, il s’en sort indemne. Un certain Ibn Ouqaïl a beau le taxer de poète "ouvertement athée et secrètement musulman", le stoïque de Maara continuera son petit bonhomme de chemin. "Si les auteurs passaient entre les mailles du filet, explique Kilito, c’est parce qu’ils avaient un art d’écrire, par allusion, par distorsion de style, en disant la chose et son contraire". Ceci est tout aussi vrai pour Ibn Hazm. Ce poète aristocrate, libre, qui vivait à Cordoue, parmi les femmes, chantant leur amour et la beauté de leurs atours, avait également l’art de ne pas dire ouvertement tout ce qu’il pense. Il a écrit, certes, un poème qui lui a valu une grande polémique. Il y dit : "jusqu’au ciel, me dit-on, crois-tu arriver ? / Oui, une échelle y monte et j’ai su la trouver". Mais notre homme a l’art de cacher sa liberté de pensée. Il distingue, selon André Miquel, trois catégories de sceptiques. "Ceux qui doutent et préservent le fait religieux. Ceux qui doutent de tout sauf du Créateur. Et ceux qui ménagent autant Dieu que le prophète". Omar Khayyam, lui, doute tout court. Il trouve son plaisir dans sa capacité à tordre le cou aux idées convenues : "S’il existait un enfer pour les amoureux et les buveurs, le paradis serait désert", écrit-il comme pour inverser les valeurs édictées par les dévots. L’astronome perse a traversé la vie en jouant à l’équilibriste entre croyance et jouissance. Il s’en sortira, à son tour, sans fracas. Cette licence faite aux poètes libertins, l’islamologue Dominique Urvoy lui trouve une explication plausible. "Contrairement à la prose, la poésie (vieille tradition arabe) appartient à la zandaqa, non à la pensée. Elle peut servir de support à des attaques nominales ou à l’expression d’exaspérations personnelles mais pas de base idéologique à un mode de réflexion". Tel n’est pas le cas des philosophes, le soufi Hamed Al Ghazali et le rationaliste Ibn Rochd, qui ont vécu en Andalousie au moment de son déclin. Le premier, quoique modéré, a vu brûler son livre initiatique, Al Mounqid Min Addalal (voyage dans le doute vers le soufisme), par le sultan almoravide Youssef Ibn Tachfine. Le second a vu des copies de ses manuscrits également brûlées suite à un conflit avec Abou al Abbas Sebti. Nous sommes alors à la fin du XIIème siècle. La fin d’une ère de liberté fluctuante. Le bûcher est allumé partout. Même à Bagdad. Envahi par les Mongols, le berceau des libertins musulmans a vu tout son patrimoine littéraire et livresque consumé et jeté dans l’Euphrate. Il ne s’en est jamais remis.

Post du 14Mai2005 0h36
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